vendredi 30 juin 2017

Un jeune Français sur dix en difficulté de lecture

Un jeune Français sur dix est "en difficulté de lecture" et un sur vingt en situation d'illettrisme, révèle vendredi une étude du ministère de l'Education, qui s'appuie sur des tests conduits auprès des 760.000 participants à la Journée Défense et citoyenneté (JDC) en 2016. (afp)

Un jeune Français sur dix est "en difficulté de lecture" et un sur vingt en situation d'illettrisme, révèle vendredi une étude du ministère de l'Education, qui s'appuie sur des tests conduits auprès des 760.000 participants à la Journée Défense et citoyenneté (JDC) en 2016.
Sur ces jeunes de nationalité française et âgés de 16 à 25 ans, 10,8% "sont en difficulté de lecture", indique une note de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui dépend du ministère de l'Education.
Les 5,1% de jeunes ayant le niveau le plus faible "peuvent être considérés en situation d'illettrisme". Ils se caractérisent notamment "par un déficit important de vocabulaire". Les 5,7% du niveau au-dessus ont "un niveau lexical oral correct mais ne parviennent pas à comprendre les textes écrits".
On trouve ensuite, selon les données de l'enquête, 11,7% de jeunes "aux acquis limités", qui "parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension". La lecture "reste pour eux une activité laborieuse mais qu'ils savent mettre en œuvre pour en retirer les fruits".
Quelque 77,5% des jeunes qui se sont présentés à la JDC en 2016 sont considérés comme "des lecteurs efficaces".
Sans surprise, la Depp note que les jeunes en difficulté de lecture "sont de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d'études s'élève". Ils représentent 45,8% de ceux qui n'ont pas dépassé le niveau collège et 4,3% de ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée. La part des lecteurs en difficulté est de 28,5% chez les détenteurs d'un BEP ou d'un CAP, à l'âge d'environ 17 ans.
L'enquête, menée tous les ans depuis 2009, souligne une différence entre les garçons et les filles: 12,4% des premiers sont en grande difficulté, contre 9,2% des filles. La différence est forte parmi la population affichant les niveaux d'études les moins élevés et les performances convergent à partir du niveau baccalauréat.
La fréquence des difficultés de lecture est plus prononcée dans les départements du Nord (17,7% de jeunes en difficulté de lecture dans l'Aisne, 17,5% dans la Somme), la Nièvre, l'Oise et en outre-mer. Elle est en revanche inférieure à la moyenne nationale en Bretagne.
La Depp précise que ces résultats ne peuvent être comparés dans le temps en raison de problèmes informatiques lors de la passation des tests en 2016, qui ont empêché les jeunes de répondre à certaines questions.

Gel des salaires des fonctionnaires: les syndicats déçus et en colère

Les syndicats de la fonction publique ont affiché leur déception et leur colètre après l'annonce du gel des rémunérations des fonctionnaires en 2018 décidé par le gouvernement

Les syndicats de la fonction publique ont accueilli vendredi avec déception et colère mais sans réelle surprise l'annonce du gel des rémunérations des fonctionnaires en 2018 décidé par le gouvernement.
Le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi le gel de la valeur du point d'indice qui sert à calculer leur rémunération, et précisé vendredi qu'il concernerait l'année 2018.
"C'est inacceptable. Le pouvoir d'achat des fonctionnaires a déjà été laminé par le gel du point de 2010 à 2016 qui n'a pas été rattrapé par sa hausse de 1,2% en deux fois (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017)", a déclaré à l'AFP Jean-Marc Canon (CGT, 1er syndicat), parlant d'une "politique économique inepte et socialement inéquitable" et appelant à "la mobilisation" dès le 12 septembre, date d'une journée d'action et de grève à l'initiative de la CGT contre la réforme du code du travail.
M. Canon s'est dit "outré" par les préconisations de la Cour des comptes qui évoque dans son rapport d'audit le gel du point d'indice comme l'une des pistes d'économies possibles pour contenir le déficit français à 3% du PIB en 2017 et 2018 alors que 4 à 5 milliards d'euros manquent, selon elle.
Estimant que la masse salariale des administrations publiques représente près d'un quart des dépenses publiques en France, la Cour des comptes recommande aussi de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux dans les ministères - certains d'entre eux, jugés prioritaires, pouvant toutefois être préservés - et un sur trois dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, pour une économie de 2,4 milliards d'euros.
La CFDT (2e) a déploré dans un communiqué une "annonce choquante" qui considère les agents publics comme "une simple variable d'ajustement budgétaire", tandis que FO (3e), s'est dit "très déçue" de cette "demie surprise de la part d'un gouvernement libéral".
"On repart pour une période de disette. Le quinquennat commence très mal, la Cour des comptes suggère de bloquer les engagements du gouvernement précédent sur la revalorisation des carrières; on espère qu'il n'y aura pas de chasse aux sorcières (contre les fonctionnaires)", a déclaré Christian Grolier (FO).
Pour l'Unsa (4e), c'est "une mauvaise nouvelle" qui "nuit au pouvoir d'achat des fonctionnaires et à la notion de carrière progressive" mais le syndicat espère "dépasser les annonces et discuter avec le gouvernement".
Dans un courrier adressé à M. Darmanin, la FSU (5e mais 1er chez les enseignants) lui demande de "revenir sur cette annonce et d'engager une véritable concertation avec les partenaires sociaux". Pour elle, le gel du point d'indice est une mesure "aussi incompréhensible qu'inopérante".
Pour Solidaires (6e), l'annonce est "sans surprise" mais le syndicat se dit "écoeuré" par un gouvernement qui ferait mieux de "s'attaquer à la fraude fiscale (de 60 à 80 milliards chaque année) générée par le monde de l'entreprise plutôt que de mettre en place des boucs émissaires pour ne pas gérer les vrais problèmes et ne pas perturber la finance".

Ni héroïque, ni misérable, le handicap veut changer d'image

Le handicap reste un sujet complexe à traiter dans les médias (afp)

Invisible, stéréotypé, le handicap reste un sujet complexe à traiter dans les médias. Malgré de récentes prises de conscience, les principaux concernés s’agacent toujours de leur perception: "soit comme des miséreux, soit comme des héros".
"Le constat est alarmant. Le handicap concerne moins de 1% des personnes vues dans les programmes" télévisés, a déclaré la ministre de la Culture Françoise Nyssen, en préambule d'un colloque intitulé "Handicap et médias: comment devenir visibles?" organisé jeudi à France Télévisions.
Dans les personnages incarnés à l'écran, dans la variété des sujets, comme parmi les invités d'émissions, les personnes en situation de handicap sont en effet peu représentées. Et l'image ne colle pas toujours la réalité.
"Soit nous sommes des miséreux, soit nous sommes des héros", déplore Mathilde Fuchs de la Coordination handicap et autonomie. "On n'est jamais juste banal, juste des gens de la vie quotidienne, juste nous-mêmes".
Selon le dernier baromètre diversité du CSA, 0,8% des personnes indexées dans les programmes télé sont en situation de handicap.
Cette proportion "très en-dessous de l'estimation des personnes atteintes de handicap", 12 millions au sens très large, a pourtant doublé par rapport 2015 grâce à la diffusion des Jeux paralympiques, ajoute le régulateur.
"Le handicap n'a qu'un tout petit écran", résume le sociologue Matthieu Grossetête, invité par le Comité national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), organisateur du colloque. "Il est rarissime de voir des personnes handicapées invitées comme témoins ou expertes d'autre chose que ce sujet".
Entre 1995 et 2009, ce chercheur a décortiqué les journaux télévisés de TF1 et France 2, et les programmes (hors JT) des six chaînes hertziennes à la recherche du handicap. Sa conclusion: "C'est un thème qui a une actualité événementielle. Il peine à générer une actualité propre, contrairement à d'autres questions de société, comme la sécurité routière par exemple".
Trop souvent, les efforts sont concentrés sur de courtes périodes. "On recense 330 +journées de+. La création d'événements de routine fait paradoxalement obstacle à l'inclusion durable du handicap dans les médias, les journalistes ont du mal à être entendus par leur hiérarchie en dehors", poursuit M. Grossetête.
"Une institutrice aveugle", "un préfet tétraplégique", "un chef d'entreprise amputé": la vision du handicap est en outre souvent "individualisée", "dépolitisée", ce qui "masque les difficultés structurelles", note-t-il.
L'audiovisuel en particulier, car il a besoin d'images, "confond le beau et le bon, ce qui le conduit à un profilage esthétique des personnes handicapées".
Les plus sévèrement invalides ne sont ainsi quasiment jamais montrés ni interviewés. Handicap mental, psychique et polyhandicap apparaissaient d'ailleurs "plus souvent sous un jour défavorable", selon ses recherches, avec 40% des reportages abordant le polyhandicap et le handicap mental liés à un fait divers, contre 19% en moyenne.
"Cette tendance peut conduire à la disqualification sociale, voire à la criminalisation de certains troubles", met en garde M. Grossetête, prenant l'exemple de la schizophrénie, abordée "dans 18 sujets télévisés, dont 16 racontant le parcours d'un meurtrier".
Pour Mathilde Fuchs, ce prisme médiatique "ne fait pas avancer dans la vie": "les personnes handicapées n'ont pas un rôle à jouer, à subir une pression sociale ou à réaliser des exploits sportifs", s'agace-t-elle, prônant "des bases nouvelles".
"Les personnes handicapées regardent la télévision en quête de représentativité", a souligné la secrétaire d’État aux personne handicapées, Sophie Cluzel, mère d'une jeune femme atteinte de trisomie 21.
"Tout ne se fera pas du jour au lendemain mais il faut poursuivre les efforts. La tâche est encore très grande", a-t-elle ajouté, rappelant qu'une jeune trisomique, Mélanie, a présenté la météo à 5,3 millions de téléspectateurs en mars sur France 2.
Fort du succès des paralympiques, France télévisions diffusera "cet été les mondiaux d'athlétisme handisport" à Londres, a annoncé Delphine Ernotte, la patronne du groupe.

Décès de Simone Veil

Simone Veil à Paris, en 1974 (afp)

Grande figure de la vie politique française et féministe convaincue, Simone Veil, qui a porté la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et incarnait aux yeux des Français la mémoire de la Shoah, est décédée vendredi matin à 89 ans.
"Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet", a annoncé à l'AFP l'avocat Jean Veil, fils de cette centriste historique attachée aux valeurs morales et républicaines.
Membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, Mme Veil s'était notamment illustrée en faisant voter en 1974 la loi portant son nom sur l'IVG. Elle était alors ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.
Son difficile combat pour faire adopter cette loi -contre une partie de la droite- a fait d'elle, pour longtemps, la personnalité politique la plus populaire de France.
Née le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes) et fille d'un architecte, Simone Veil est une rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans. Elle avait rencontré à Sciences-Po Antoine Veil qui deviendra son mari.
Son décès a suscité une pluie de réactions unanimes dans toute la classe politique.
"Puisse son exemple inspirer nos compatriotes, qui y trouveront le meilleur de la France", a notamment tweeté le chef de l'Etat Emmanuel Macron.
Son prédécesseur, François Hollande a salué auprès de l'AFP une femme qui "a incarné la dignité, le courage et la droiture", une des "grandes consciences" de la France.
La présidente du Front national Marine Le Pen a salué "une femme qui aura incontestablement marqué de son empreinte la vie politique française" et son " combat pour la Mémoire qui fut celui de toute sa vie".
"Nous perdons une des + grandes femmes de notre temps, un modèle de courage et d'humanité", a aussi souligné sur Twitter le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer.
"Je m'incline à la nouvelle du décès de Simone Veil, survivante de la Shoah, ministre de la loi IVG, inlassable Européenne", a déclaré de son côté Benoît Hamon (PS).
"Puisse son exemple nous inspirer longtemps", a aussi réagi l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, tandis que Manuel Valls a souligné qu'"une belle et grande française (venait) de partir".
Pour le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, "Mme Veil appartient au meilleur de notre Histoire. Et son nom vivra dans notre gratitude pour toujours".
Simone Veil avait commencé en 1956 sa carrière dans la magistrature, comme substitut à l'administration centrale du ministère de la Justice, fonction qu'elle a occupé jusqu'en 1969. Devenue conseillère technique au ministère de la Justice, elle a été la première femme à devenir secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature (1970-74).
Entrée en politique en 1974, comme ministre de la Santé dans le gouvernement Chirac, elle le demeurera dans les trois gouvernements Barre, se voyant adjoindre la Sécurité sociale en 1977-78, la Famille en 1978-79.
Tête de liste UDF lors des premières élections au Parlement européen au suffrage universel en 1979, elle avait renoncé à son poste ministériel pour devenir présidente du Parlement européen (1979-1982). Réélue en 1984 et 1989, Mme Veil siègera au Parlement jusqu'en 1993.
De 1993 à 1995, Mme Veil a été ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, dans le gouvernement Balladur.
Soutien de Raymond Barre à l'élection présidentielle de 1988, elle avait rallié Edouard Balladur dans la course à l'Elysée en 1995. Elle avait soutenu Nicolas Sarkozy en 2007, se montrant très critique à l'encontre du centriste François Bayrou.
Longtemps membre du Haut Conseil à l'intégration, Mme Veil avait défendu le "oui" au référendum de 2005 sur la Constitution européenne.
Elle a écrit en 2007 une autobiographie à succès "Une vie" dans laquelle cette ennemie de la langue de bois au fort caractère racontait son destin de rescapée des camps, son athéisme, son féminisme.
En 2008, Simone Veil avait été élue à l'Académie française et, en 2012, élevée à la dignité de grand'croix, la plus la haute distinction de l'Ordre de la Légion d'honneur.
Pour l'une de ses dernières apparitions publiques, elle était présente en octobre 2012 aux côtés de Jean-Louis Borloo au congrès fondateur de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). La première carte d'adhérent du nouveau parti centriste porte son nom.

GM&S: liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité jusqu'au 21 juillet

Réunion des salariés de l'usine de GM&S à La Souterraine, le 29 juin 2017 près de Limoges (afp)

L'équipementier en difficulté GM&S Industry a été placé vendredi par le tribunal de commerce de Poitiers en liquidation judiciaire avec prolongation de l'activité jusqu'au 21 juillet, ont annoncé les syndicats à l'usine de La Souterraine (Creuse).
"Trois semaines, ce n'est pas beaucoup mais cela peut être prolongé une nouvelle fois", a estimé l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, précisant qu'une audience se tiendrait le 17 juillet au tribunal pour examiner l'offre déposée par l'emboutisseur GMD, seul repreneur déclaré à ce jour, qui porte seulement sur 120 des 277 emplois de GM&S.
"La liquidation judiciaire était devenue inéluctable. Elle va permettre la mise en œuvre des mécanismes de garantie des salaires, et ainsi préserver les droits des personnels", explique dans un communiqué le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux.
Pour M. Garrandaux, l'offre de reprise formulée jeudi soir par le groupe GMD est "perfectible dans son volet social et présente des réserves qui devront être levées. Mais elle émane d'un acteur économique crédible qui opère dans le secteur d'activité de GM&S".
La poursuite de l'exploitation "ouvre un nouveau et bref délai devant permettre d'examiner les modalités de l'offre déposée par le groupe GMD et le cas échéant, d'ordonner la cession de l'entreprise", souligne le communiqué.
"On ne lâchera rien! 120 emplois, c'est beaucoup trop peu, on sait très bien que ce site n'aura pas une pérennité dans les années à venir en étant à 120. Une usine de cette taille, avec 120 salariés, ça ne vit pas", a réagi Yann Augras, élu CGT et secrétaire du CE.
"Il y a encore des choses à jouer, on va se battre comme des dingues", a-t-il lancé devant les salariés, promettant de poursuivre les négociations sociales avec GMD mais aussi de solliciter d'autres équipementiers pour une éventuelle reprise.

jeudi 29 juin 2017

"On vit pire que des bêtes": à Paris, des migrants campent sous l'autoroute

Des migrants se lavent à la Porte de la Chapelle à Paris, le 29 juin 2017 (afp)
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"On vit pire que des bêtes": près du centre humanitaire pour migrants ouvert à Paris, Ibrahim dort dans le bruit des klaxons, comme un millier d'autres Afghans, Erythréens et Soudanais, à l'endroit même où une vaste évacuation avait déjà eu lieu début mai.
Leur but, à tous, est d'entrer dans ce centre, qui a permis à 12.000 migrants de ne pas dormir dans la rue depuis son ouverture en novembre. Mais avec l'accélération des arrivées, la création de places d'hébergement en aval peine à suivre.
"Le bruit, la saleté, même les animaux ne supporteraient pas. On est des réfugiés pourtant, on n'est pas là pour profiter du système", explique le jeune Afghan, en montrant son campement de fortune: une bâche, une tente, à quelques mètres du carrefour porte de La Chapelle où se jettent l'autoroute A1 et le périphérique.
C'est là que depuis plusieurs semaines un campement s'est réinstallé, sous les voies, malgré les conditions précaires. L'association France terre d'asile y a décompté "1.178 personnes" la semaine dernière, soit "200 de plus par semaine".
"Plus on attend, plus la situation est dégradée", estime Pierre Henry, le directeur général de l'association, jugeant une évacuation "obligatoire".
Le 9 mai, un peu plus de 1.600 migrants avaient déjà été évacués au même endroit. C'était, alors, la plus grosse opération de mise à l'abri en six mois.
Sept semaines plus tard, la situation est tendue. Détritus dans les rues, trois points d'eau seulement et quelques toilettes... "Les gens vivent au milieu des déchets, se sentent comme des déchets eux-mêmes, c'est atroce", déplore Solange Van Beest, qui mène une mission d'observation pour le centre Primo Levi.
Et certains riverains ne sont pas en reste: "on n'en peut plus de la saleté!", lance Jean-Noël, qui habite la tour voisine.
Il est six heures du matin et le campement s'éveille doucement. Un homme se débarbouille avec une bouteille d'eau. Un autre prie en silence. Des sacs de couchage s'alignent sur 200 mètres.
Face à la saturation du centre parisien, associations et collectifs réclament l'ouverture de centres similaires ailleurs en France. La maire de Paris Anne Hidalgo a écrit en ce sens au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, et réitéré ce message mardi auprès du Premier ministre Edouard Philippe.
A 07H00, une centaine d'hommes attendent devant les grilles. "C’est difficile pour nous de rentrer dans notre pays, il y a la guerre. Ici, c'est la sécurité, les droits de l'Homme", témoigne Musa, un Soudanais. "Mais ce qu'on veut, c'est un toit".
Jeudi, le préfet de région Michel Cadot a reconnu une situation "pas satisfaisante", qui "appellera indéniablement une recherche de solution". Mais cela passe aussi par "une plus grande efficacité" des renvois de migrants vers le pays européen où ils ont laissé leurs empreintes, a-t-il averti.
Une position qui irrite les associations.
"Les gens sont perdus dans un labyrinthe administratif", s'agace Yann Manzi de l'association d'aide aux migrants Utopia 56, en dénonçant la politique gouvernementale sur les "points de fixation": "C'est dingue! Les gens sont là, occupons-nous d'eux".
Mirweiz, à Paris depuis deux mois, prend la chose avec philosophie. "J'aurai une place", dit le jeune Afghan. "Mais il y a une question qu'on se pose tous: pourquoi c'est si difficile de demander l'asile en France?"
L'entrée du centre est placée sous la garde des forces de l'ordre, alors que des tensions violentes ont éclaté la semaine dernière. Pour éviter leur répétition, le centre privilégie désormais les maraudes en repérant les plus vulnérables.
Jeudi, 80 personnes ont pu entrer par ce biais. Mirweiz s'y attendait. "La déception, c'est la vie", dit-il, près du terre-plein où des bénévoles du collectif Solidarités Wilson préparent un petit-déjeuner.
Ce rendez-vous, vers 09H00, est attendu. "On vient tous les jours", explique Emmanuelle Tronche, la coordonnatrice. Mais "on n'a pas eu assez hier", dit-elle. "Des gens avaient faim à la fin de la distribution."

Jean-Luc Mélenchon: "Nous n'irons pas au Congrès de Versailles"

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon et du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale le jeudi 29 juin 2017. Il a dénoncé un «franchissement de seuil» dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle ainsi que les coups de force d'Emmanuel Macron et de la majorité «En Marche - MoDem» : faible temps accordé pour la préparation d'amendements, conditions matérielles de travail désastreuses, gouvernement par ordonnances, mépris pour la représentation nationale, accaparement de tous les postes de direction du bureau de l'Assemblée et des commissions... Face à cette dérive, Jean-Luc Mélenchon a indiqué que les députés insoumis ne participeraient pas au Congrès de Versailles, pour protester et pour alerter les citoyen•ne•s.

Trump


- Trump sera donc là
- où ça?
- au défilé du 14 juillet à regarder parader les soldats
- il va s'ennuyer... faudra lui proposer autre chose
- quoi?
- une visite guidée de l'EPR de Flamanville
- oui mais par qui?
- Nicolas Hulot
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 29 juin 2017

mercredi 28 juin 2017

EDF obtient un démarrage sous condition de l'EPR de Flamanville

EPR Flamanville : L'ASN valide la cuve (afp)
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L'EPR de Flamanville (Manche) pourra bien démarrer avec sa cuve initiale, malgré ses anomalies, mais EDF devra changer son couvercle d'ici la fin 2024 et accentuer ses contrôles sur cet équipement, une option que l'électricien espère encore éviter.
C'est "une très bonne nouvelle pour l'EPR" a commenté Laurent Thieffry, directeur du projet de Flamanville chez EDF, lors d'une conférence téléphonique.
Après plus de deux ans de procédures et de tests d'une ampleur "sans précédent", selon M. Chevet, le gendarme du nucléaire a rendu mercredi un avis préliminaire, très attendu dans ce dossier crucial pour la filière française de l'atome, avant une décision définitive en octobre, après des consultations.
L'EPR de Flamanville (Manche) pourra bien démarrer avec sa cuve initiale, malgré ses anomalies, mais EDF devra changer son couvercle d'ici la fin 2024 et accentuer ses contrôles sur cet équipement, une option que l'électricien espère encore éviter.
Les caractéristiques du fond et du couvercle de la cuve, sur lesquels un défaut a été détecté fin 2014, sont "suffisantes" pour permettre à l'EPR de fonctionner, mais le couvercle ne peut "être utilisé que pour une durée limitée", fixée à fin 2024, a déclaré mercredi le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, lors d'une conférence de presse.
C'est "une très bonne nouvelle pour l'EPR" a commenté Laurent Thieffry, directeur du projet de Flamanville chez EDF, lors d'une conférence téléphonique.
Après plus de deux ans de procédures et de tests d'une ampleur "sans précédent", selon M. Chevet, le gendarme du nucléaire a rendu mercredi un avis préliminaire, très attendu dans ce dossier crucial pour la filière française de l'atome, avant une décision définitive en octobre, après des consultations.
Les anomalies détectées constituent "une diminution des marges" de sécurité, a expliqué l'ASN.
Outre le remplacement du couvercle qui coûtera à l'électricien 100 millions d'euros, elle exige donc d'EDF "des contrôles périodiques supplémentaires afin de s'assurer de l'absence d'apparition ultérieure de défauts" sur le fond de la cuve.
De tels contrôles sont actuellement non faisables sur le couvercle, d'où la demande de le remplacer.
Mais EDF ne se résigne pas et entend "faire ses meilleurs efforts" pour développer une méthode de contrôle "sous deux ans" et revenir vers l'ASN "pour formuler une nouvelle demande quant au devenir du couvercle", a affirmé M. Thieffry.
En attendant, le réacteur de 1.650 MW pourra fonctionner sans "aucune" restriction, notamment de puissance.
EDF a toutefois confirmé avoir commandé dès avril à un fournisseur japonais un forgé, c'est-à-dire une ébauche de forme qui permet ensuite de fabriquer un couvercle, a indiqué M. Thieffry.
Avec la décision de l'ASN, "nous allons transformer cette anticipation de commande de forgé en une anticipation complète de la commande d'un nouveau couvercle", qui sera en partie fabriqué sur un site d'Areva en France, a-t-il ajouté.
EDF a déjà remplacé le couvercle d'une cinquantaine de réacteurs en activité du parc français.
Le groupe a aussi confirmé mercredi le démarrage de l'EPR fin 2018, pour une mise en service commerciale en 2019, quand le calendrier initial tablait sur 2012.
Une concentration excessive en carbone avait été détectée fin 2014 sur l'acier du fond et du couvercle de la cuve forgée à l'usine Creusot Forge d'Areva, affaiblissant potentiellement leur résistance, alors que la cuve est un équipement capital dans le confinement de la radioactivité d'un réacteur.
Si elle est confirmée en octobre, la décision de l'ASN lèvera aussi la dernière condition posée par Bruxelles à la recapitalisation de 5 milliards d'euros d'Areva, dans le cadre de sa restructuration, prévue au troisième trimestre de cette année.
L'EPR, premier modèle français d'un réacteur de troisième génération, était censé être une vitrine de l'industrie nucléaire française, mais les deux prototypes toujours en chantier – celui de Flamanville et celui en construction en Finlande – ont accumulé les déboires.
Le coût de l'EPR de Flamanville a ainsi triplé à 10,5 milliards d'euros depuis le début du chantier.
Une vingtaine de militants de Greenpeace ont manifesté mercredi matin devant le chantier de l'EPR de Flamanville, contre le démarrage du réacteur.
"C'est complètement irresponsable! Cela signifie que pendant six ans l'EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé", s'est insurgé Yannick Rousselet chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, dans une déclaration écrite.
"L'ASN s'est couchée devant la pression des industriels EDF et AREVA", a-t-il accusé.
Quatre autres EPR sont en construction, deux en Chine, à Taishan, dont le premier doit démarrer cette année, et deux en Angleterre.
Les cuves des EPR chinois ont également été forgées par Areva au Creusot, mais EDF assure avoir pu "faire profiter les cuves de Taishan de toute la démarche de justification" menée à Flamanville.

Passe Navigo: le tarif unique passe à 75,20 euros mensuels

Un pass Navigo devant la station de métro Bourse à Paris, le 10 décembre 2014 (afp)

Le syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) présidé par Valérie Pécresse (LR) a adopté mercredi l'augmentation du passe Navigo à tarif unique, qui passera à 75,20 euros mensuels, ainsi qu'une complète réorganisation du réseau de bus et le développement de location longue durée de vélos électriques.
La plupart des groupes d'opposition au sein du Stif ont voté contre l'augmentation du passe Navigo de 2,20 euros au 1er août -les écologistes s'étant abstenus- qu'ils avaient déjà critiquée la semaine dernière, lorsque l'annonce de cette hausse avait été faite.
Le Stif, qui change de nom pour s'appeler IDF Mobilités, évoque "une évolution tarifaire modérée de 2,5% en moyenne à compter du 1er août", après une augmentation de 3 euros en 2016.
"Ces recettes représentent 70 millions d'euros par an et contribueront à la mise en place d’environ 100 millions d'euros d’offre nouvelle et plus de un milliard d’euros d’investissements dans le cadre de la Révolution des Transports: 708 trains neufs et rénovés, des gares modernisées, des bus propres, plus de présence humaine et de sécurité, de nouvelles lignes de transports, des renforts de bus, le développement du Smart Navigo, des équipements pour le vélo, etc", affirme le Stif.
L'opposition dénonce des "promesses de campagne non tenues" de la part de la présidente du conseil régional Valérie Pécresse, soutenant notamment, à l'instar du parti socialiste, que sur un programme de la candidate LR de 2015, il est écrit noir sur blanc que "le passe unique à 70 euros sera maintenu sans hausse d'impôts".
Mme Pécresse assure régulièrement n'avoir jamais promis que le Navigo n'augmenterait pas.
L'opposition dénonce "un nouveau coup au porte-monnaie des Franciliens" (Front de gauche) et une "hausse injustifiée"(PS). "La hausse du prix du Navigo n'est qu'un début et le Grand Paris Express en est la cause", a déploré Aurélien Legrand, conseiller régional FN, sur Twitter.
Pour le groupe LR, l'augmentation est "juste et responsable" et "le prix du passe Navigo est le plus compétitif d'Europe".
IDF Mobilité a également adopté une nouvelle carte des bus desservant Paris et la proche couronne, qui était inchangée depuis les années 1950. Au total, 52 lignes seront modifiées et 4 nouvelles lignes créées, à la suite d'une consultation lancée auprès des Franciliens.
De nouveaux quartiers seront desservis, "notamment dans l’est de Paris" et la connexion entre Paris et les communes limitrophes sera "améliorée", assure IDF Mobilités.
Mais les écologistes ont déploré "la commande d'une vingtaine de nouveaux bus diesel", une décision "à rebours du sens de l'histoire et de l'urgence environnementale et climatique".
Pour la mairie de Paris, membre du Stif, "les relations entre Paris et la métropole seront aussi améliorées grâce au prolongement de nombreuses lignes qui jusqu’à présent ne franchissaient pas le périphérique".
Ce nouveau réseau est prévu pour être mis en service "à la fin de l’année 2018", précise-t-elle.
IDF Mobilité a acté le principe du développement de la location longue durée de vélos à assistance électrique. Un appel d'offres sera lancé, sur la base de 20.000 vélos (qui pourra être ensuite amplifiée) et d'un tarif mensuel de 40 euros maximum.
"C'est un levier pour multiplier par 5 les déplacements à vélo" en IDF, a jugé Jacques Baudrier, du Front de Gauche, qui évalue à entre 200.000 et 500.000 le besoin de vélos électriques en location.
Enfin, un état des lieux sur le "manspreading" (s'asseoir les jambes écartées) dans les transports d'Ile-de-France a été adopté, à la suite d'une demande du groupe PS.

Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, donne une conférence de presse le 28 juin 2017 à son ministère à Paris (afp)

La réforme du Code du travail engagée par le gouvernement inquiète une majorité de Français (61%), lesquels s'opposent par ailleurs à l'utilisation des ordonnances pour légiférer sans débat au Parlement, selon un sondage Elabe publié mercredi.
La volonté d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe de réformer le droit du travail suscite de "l'inquiétude" pour 61% des personnes interrogées, de la "confiance" pour 29% et de l'indifférence pour "10%", d'après le sondage réalisé pour BFMTV.
Sur l'échiquier politique, les plus inquiets sont les sympathisants du Front national (à 84%) et de la gauche (71%). Les électeurs d'Emmanuel Macron à la présidentielle sont les plus confiants (67% de ses électeurs au premier tour).
Parmi les mesures envisagées, le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif est celle qui rencontre la plus ferme opposition (61% contre).
Les avis sont moins tranchés sur l'extension du contrat de projet à d'autres secteurs que le BTP (52% d'opinion favorable), la primauté des accords d'entreprise (53%) et l'assouplissement par accord de branche des règles encadrant le recours au CDD et à l'intérim (55%).
Le référendum à l'initiative de l'employeur pour valider un accord minoritaire ainsi que la fusion des instances représentatives du personnel (comité d'entreprise, CHSCT et délégués du personnel) sont accueillis favorablement par près des deux-tiers des sondés.
Sur la méthode, le recours aux ordonnances est perçu négativement par 58% des personnes interrogées.
Le sondage a été réalisé les 27 et 28 juin par Internet auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française majeure, selon la méthode des quotas.

***

Code du travail: les principales mesures envisagées

Le projet de loi d'habilitation présenté mercredi en Conseil des ministres, va autoriser le gouvernement à prendre des ordonnances pour réformer le Code du travail, notamment sur les branches, les licenciements ou les instances représentatives du personnel.

- Articulation entre la convention de branche et l'accord d'entreprise:
Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance dans les six mois toute mesure visant à "reconnaître et attribuer une place centrale" à la négociation d'entreprise.
Le "bilan" de la concertation avec les partenaires sociaux présenté mercredi prévoit que les domaines de négociation se répartissent en trois blocs. Le premier définit les sujets sur lesquels les accords de branche priment "de manière impérative" sur l'entreprise: minima conventionnels, classifications, mutualisation des financements paritaires, gestion et qualité de l'emploi (dont le recours au CDD, l'extension des contrats de chantier), égalité professionnelle entre hommes et femmes.
Le deuxième bloc concernerait les domaines "pour lesquels la branche peut décider, sans y être obligée, de faire primer son accord sur les accords d'entreprise": pénibilité, handicap, moyens d'exercice d'un mandat syndical.
Pour tous les autres thèmes, l'accord d'entreprise primerait.
Si le gouvernement avait envisagé dans un premier temps la possibilité qu'un accord d'entreprise puisse "déroger à l'accord de branche, y compris dans certains domaines réservés", ce n'est plus le cas.

- Instances représentatives du personnel (IRP):
Le texte prévoit de fusionner "en une seule instance les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)", ce qui est déjà possible pour les entreprises de moins de 300 salariés.
Selon la ministre du Travail, les délégués syndicaux, chargés de négocier les accords d'entreprise, pourraient aussi être fusionnés dans l'instance unique en cas d'accord majoritaire. "Mais ce ne sera pas obligatoire", a-t-elle précisé.

- Chèque syndical:
Sans mentionner explicitement ce dispositif, le projet de loi d'habilitation ouvre la possibilité pour le salarié "d'apporter au syndicat de son choix des ressources" financées par l'employeur.

- Prud'hommes:
Fixation d'un barème des indemnités versées au titre des dommages et intérêts -en plus des indemnités légales- en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, "en fonction notamment de l'ancienneté", "à l'exclusion des licenciements entachés par une faute de l'employeur d'une particulière gravité".

- Licenciements:
Le gouvernement est autorisé à "harmoniser" le régime juridique de la rupture du contrat de travail "en cas de refus des modifications issues d'un accord d'entreprise". Selon le ministère, cette harmonisation pourra aller jusqu'à "l'unification" du motif de rupture. Aujourd'hui, selon le type d'accord, le salarié peut être licencié pour cinq motifs différents, ce qui lui ouvre des droits différents et impose à l'entreprise des obligations, différentes également.
Licenciements pour motif économique: le gouvernement se donne la possibilité de définir le "périmètre géographique et le secteur d'activité" pour apprécier les difficultés d'une entreprise: il pourra réintroduire la notion de périmètre national, retirée de l'avant-projet de loi travail.
Réduction des délais de recours contentieux en cas de rupture du contrat de travail, actuellement de 12 mois.

- Consultation de salariés:
"Faciliter" les conditions de recours à la consultation des salariés pour valider un accord. Le texte ne mentionne pas de référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, une promesse d'Emmanuel Macron vue comme une ligne rouge par les syndicats.

- Travail dominical:
Prolongation du délai accordé aux commerces situés dans les zones touristiques et commerciales pour se doter d'un nouvel accord sur le travail dominical. La loi Macron du 6 août 2015 leur avait donné deux ans.

- Gouvernance d'entreprise:
Présence de salariés dans les conseils d'administration et conseil de surveillance dans les entreprises "dont l'effectif dépasse un certain seuil". Actuellement, ils sont autorisés à siéger dans les CA d'entreprises de plus de 1.000 salariés.

- Retenue à la source:
Seule mesure ne concernant pas le Code du travail: le gouvernement s'autorise à prendre par ordonnance, dans un délai de trois mois, toute mesure propre à permettre "de décaler d'un an, au 1er janvier 2019" son entrée en vigueur.

Le progrès


- Tu fais quoi?
- je pointe
- à quoi?
- au chômage
- tu fais ça à partir de ton ordi?
- bien sûr
- on n'arrête pas le progrès
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 28 juin 2017

( ... à mes amis de GM&S Industry )

Surveillants de prison: des conditions détériorées préjudiciables aux détenus

Un surveillant de la prison de Fresnes le 20 septembre 2016 (afp)

Sous-effectifs, promiscuité, violence: un rapport inédit de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Adeline Hazan pointe des conditions de travail détériorées des surveillants de prison et autres lieux d'enfermement et leur impact préjudiciable sur les droits des détenus.
Ce rapport thématique intervient dans un contexte tendu dans les prisons françaises marqué par la surpopulation carcérale et des mouvements de grogne de surveillants qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.
Instituée en 2008 pour veiller à la protection des droits fondamentaux des personnes privées de liberté, la CFLPL a toujours considéré que les droits en prison, en garde à vue en rétention ou dans le cadre d'une hospitalisation sans consentement étaient "directement tributaire" des "conditions de travail" du personnel d'encadrement.
Il n'y a pas de "concurrence de droits" entre détenus et encadrants mais "une réelle communauté d'intérêts", soutient encore aujourd'hui la contrôleure pour qui "le respect et la satisfaction des droits des personnes enfermées est un facteur essentiel de sérénité de la prise en charge et donc de la sécurité des établissements".
Le problème est que les sous-effectifs et les difficultés des conditions de travail apparaissent aujourd'hui comme autant d'obstacles à ces rapports pacifiés, notamment dans les prisons françaises, note-t-elle. Bruit, pression liée à la surpopulation carcérale, enfermement, promiscuité, violence, vétusté des locaux... "on comprend la notion de +choc carcéral+ appliquée au personnel débutant", note le rapport.
D’où des problèmes récurrents de recrutement, d'absentéisme et de manque de stabilité du personnel qui placent souvent en première ligne des agents inexpérimentés, voire des stagiaires ou des vacataires.
Ce manque de personnel a pour conséquence de réduire les droits des détenus, notamment pour l'accès aux douches, aux promenades, aux activités socio-éducatives ou aux sports. Dans certaines prisons, des détenus ont été regroupés dans des cellules avec matelas au sol, après la fermeture de cellules qu'on ne pouvait plus surveiller faute de personnel, constate le rapport.
A ces questions s'ajoute celle de l'équilibre entre les droits des détenus et l'impératif de sécurité, ce dernier étant le plus souvent privilégié. "Au regard des conséquences disciplinaires, +il vaut mieux avoir un pendu qu'un évadé+", résume un syndicat cité dans le rapport.
Autre difficulté, le risque d'abus liés aux relations de pouvoir et de dépendance entre surveillants et détenus. Dans un établissement, des agents ont présenté à la contrôleure les mesures de contraintes comme "une manière de conduire un détenu à un amendement moral par l'humiliation".
Les fouilles à nu peuvent également "constituer pour le personnel un moyen de rétorsion", constate le rapport. Elles appartiennent à "la face +invisible+ du fonctionnement d'un établissement pénitentiaire. L'ordonner, "c'est montrer de quel côté se trouve l'autorité".
La CGLPL a par ailleurs précisé avoir été destinataire de témoignages de "comportements non-professionnels" d'agents sur des détenus, passibles de sanctions, soulignant "la disproportion" entre le nombre de faits signalés et le nombre réduit des poursuites.
Le rapport se fonde sur neuf années de visites et de constats dans les prisons mais aussi sur les retours de questionnaires et d'entretiens réalisés avec des responsables administratifs, professionnels et syndicaux. La contrôleure formule plus d'une trentaine de recommandations pour remédier aux dysfonctionnements constatés.
Parmi ces propositions, le rapport préconise que les effectifs de référence des établissements soient établis en fonction de la charge de travail réelle des agents et non de la capacité théorique d'occupation des locaux. Il prône une aide à la prise de fonction des nouveau agents, une formation à la prévention et à la gestion de la violence.
La contrôleure recommande aussi un renforcement de la transmission des règles déontologiques avec la mise en place d'instances dédiées, un rappel par l'administration de l'obligation de signalement par les agents des manquements aux droits des personnes détenues, l'instauration d'une protection des "lanceurs d'alerte" et d'un numéro de matricule pour identifier les agents en uniforme.

GM&S: nouvelles négociations mais toujours pas d'offre de reprise

Des salariés de l'équipementier automobile GM&S, menacé de liquidation, allument des feux de pneus et de palettes dans leur usine à La Souterraine, le 27 juin 2017 (afp)

Les négociations sur l'avenir de l'équipementier automobile GM&S Industry, menacé de liquidation, reprendront mercredi à 16H00, mais seulement au sujet d'éventuelles indemnités supra-légales de licenciement, alors qu'il n'y a toujours pas d'offre de reprise de l'entreprise de La Souterraine (Creuse), a indiqué la CGT à l'AFP.
La veille, tard dans la nuit, les constructeurs automobiles Renault et PSA avaient confirmé le montant des commandes promises pour pérenniser le site de GM&S et de plus prévu d'y investir 10 millions d'euros, avait annoncé le ministère de l'Economie après une réunion de crise à Paris.
Les discussions qui se sont tenues à Bercy entre des syndicalistes CGT et FO et le secrétaire d'Etat au ministère de l'Economie Benjamin Griveaux s'étaient prolongées dans le bureau du ministre Bruno Le Maire pendant 45 minutes jusqu'à près de minuit, avait indiqué à l'AFP un porte-parole du ministre.
Dans un communiqué diffusé ensuite par le ministère, après des entretiens lundi et mardi entre Bruno Le Maire et les PDG de Peugeot PSA et Renault, "Carlos Ghosn (Renault) et Carlos Tavares (PSA) ont confirmé le montant de commandes sur lequel ils s'étaient engagés", soit "respectivement 12 millions d'euros annuels pour PSA et 10 millions d'euros annuels pour Renault". Les deux groupes ont en outre annoncé leur "intention d'investir à hauteur de 10 millions d'euros pour la modernisation du site et le financement de nouveaux outillages spécifiques à partir de 2018", a ajouté le ministère.
Pour Bercy, "ces nouveaux éléments doivent permettre à l'entreprise GMD, unique potentiel repreneur identifié à ce stade, de finaliser son offre dans la perspective de l'audience du Tribunal de Commerce de Poitiers du vendredi 30 juin". Jusu'à présent, l'emboutisseur stéphanois GMD, dans une letre d'intention, évoquait la reprise de seulement 120 des 277 salariés.
Bruno Le Maire s'est également entretenu par téléphone avec Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine et ils sont tombés d'accord pour continuer d'"accompagner la restructuration du site après les décisions déjà prises en commun sur la dépollution du site et sur les loyers des bâtiments industriels".
Sur le site de GM&S Industry, à La Souterraine, occupé par les salariés, des ouvriers contenaient dans des bennes des feux allumés avec des pneus, des palettes et des cartons, près des machines, pour éviter leur propagation.
GM&S, emboutisseur/soudeur/assembleur de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire et traverse son troisième redressement judiciaire en huit ans.

mardi 27 juin 2017

Camarade député

François Ruffin lors de l'ouverture de la XVe législature de la Ve République à l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017.
(Photo: Patrick Kovarik - Afp)
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François Ruffin, né le 18 octobre 1975 à Calais, est un journaliste, essayiste, réalisateur et homme politique français.
Il est le fondateur et le rédacteur en chef du journal Fakir. Il écrit aussi dans Le Monde diplomatique et pour l'association de critique des médias Acrimed. En tant que reporter, il participe pendant sept ans à l'émission Là-bas si j'y suis diffusée sur France Inter.
En 2017, il reçoit le César du meilleur film documentaire pour son premier film, Merci Patron ! .
Il est élu député de la 1re circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017 sous la bannière « Picardie Debout » avec le soutien du Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts, de La France insoumise et d'Ensemble !

Code du travail: des opposants à la réforme rassemblés près de l'Assemblée

Plusieurs centaines de personnes rassemblées près de l'Assemblée nationale, le 27 juin 2017, jour de rentrée des nouveaux députés, pour contester la réforme du code du travail engagée par le gouvernement (afp)

Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées près de l'Assemblée nationale, mardi, jour de rentrée des nouveaux députés, pour contester la réforme du code du travail engagée par le gouvernement, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Arrêtons Toutanmacron", "le Medef ne fera pas la loi", résumaient des pancartes lors de ce rassemblement à l'appel des syndicats CGT-FO-Solidaires-Unef-FSU rejoints par des organisations de gauche telles que le PCF, le NPA ou encore l'organisation altermondialiste Attac.
Etaient notamment présents Philippe Martinez, numéro un de la CGT, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, chef de file des députés de la France insoumise.
En ligne de mire, le projet de réforme du code du travail par ordonnances, qui, selon les syndicats, va poursuivre "le démantèlement du code du travail".
Dominique Sultan (CGT), employée de Pôle emploi en Ile-de-France, balayait l'idée d'une réforme créatrice d'emplois, "un argument démago qui vise à tromper les gens".
Pour Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération PCF de Paris, Emmanuel Macron, comme sa majorité parlementaire, a été élu avec une faible participation qui "ne lui donne pas les coudées franches pour passer en force". Souhaitant "faire monter la mobilisation", il a reconnu que "les conditions ne sont pas les plus favorables".
Le projet de loi d'habilitation doit être présenté mercredi en conseil des ministres. Parmi les pistes de réformes évoquées et qui font grincer des dents côté syndicats: la "place centrale" dévolue aux accords d'entreprise, l'extension des contrats de chantier, la fusion des instances représentatives du personnel et la barémisation des dommages et intérêts aux prud'hommes en cas de licenciement abusif.
Pour ménager les partenaires sociaux, le gouvernement a initié une longue série de concertations en bilatérale. Sur les 48 réunions prévues, 18 ont déjà eu lieu. Cette semaine et la suivante, les discussions porteront sur la "simplification et le renforcement du dialogue social".

Aux portes de Paris, Saint-Denis et le fléau du logement insalubre

Un immeuble aux fenêtres condamnées pour insalubrité, le 7 juin 2017 à Saint-Denis, au nord de Paris (afp)

Des immeubles croulants où s'entassent des familles immigrées, à deux pas de la basilique restaurée: à Saint-Denis, la municipalité communiste tente de reconquérir son centre-ville longtemps livré aux marchands de sommeil et investisseurs en quête de biens hyper-rentables.
En juin, une affaire surgie en pleine campagne pour les législatives a jeté une lumière crue sur la situation hors normes du centre-ville ancien de cette banlieue rouge paupérisée où, à quelques stations de métro de Paris, 40% des logements sont jugés insalubres.
Quelques jours avant le premier tour, le parquet de Bobigny a ouvert une enquête sur la candidate de La République en marche Véronique Avril, accusée d'avoir loué à "un tarif exorbitant" un appartement dans un immeuble insalubre.
Arrivée en tête, elle a finalement été battue par le candidat PCF-LFI Stéphane Peu. Maire adjoint à l'urbanisme et président du plus gros office HLM du département, le nouveau député avait fait son cheval de bataille de la lutte contre les marchands de sommeil.
Il y a tout juste un an, après un incendie qui avait causé cinq morts, Stéphane Peu avait appelé le gouvernement à améliorer les "moyens législatifs et judiciaires". Il déplorait notamment que "seuls neuf" marchands de sommeil aient été condamnés par la justice dans cette ville de 110.000 habitants où 8.000 logements sont jugés insalubres par la mairie.
Quand le taux d'insalubrité est de 6% en moyenne en France, il atteint 40% dans le centre ancien de Saint-Denis. A deux pas de la mairie, les immeubles aux fenêtres murées de parpaings se succèdent et ce délabrement, dans la troisième commune d'Ile-de-France, côtoie la majestueuse nécropole des rois de France et le Stade de France, desservi par le métro.
"La demande excédant l'offre, les propriétaires bailleurs louent à des prix quasiment parisiens alors qu'à l'achat ces logements sont deux à trois fois moins chers que dans la capitale", relève la docteure en géopolitique Mathilde Costil, dans un article publié courant juin dans la revue Hérodote.
Pour un studio de 23 m2, la candidate REM avait déboursé 47.000 euros, plus 20.000 euros de travaux, pour un loyer fixé à 650 euros charges comprises.
Cette hyper-rentabilité locative, dans un contexte de saturation de l'hébergement d'urgence et du logement social, a attiré des investisseurs parfois sans scrupules, qui louent en majorité à des immigrés tout juste arrivés en France, souvent sans papiers.
"On sait qu'à Saint-Denis on trouvera, car ici on ne nous demande pas de papiers, pas de caution. Alors même si c'est cher, humide, sombre, on prend", résume Hortense, une nourrice ivoirienne.
Mais l'explication du taux exceptionnellement élevé d'habitat indigne dans le centre-ville est aussi politique, dans un bastion communiste paupérisé où la "gentrification" est vue d'un mauvais œil.
"Les politiques de l'habitat insalubre s’inscrivent dans des volontés politiques en tension entre, d'une part, le souhait de rester une ville populaire et, d'autre part, celui de renforcer l'attractivité de la ville, notamment en direction des classes moyennes et supérieures, plus à même d'entretenir le bâti", note la chercheuse Mathilde Costil.
"L'analyse des bureaux de vote des élections de 2014 et 2015 laisse supposer que les nouveaux arrivants des classes moyennes sont plus à même d'aller voter et votent plus pour le PS que pour les communistes et le Front de gauche", relève-t-elle.
"Quand le métro est arrivé, les gens de la municipalité disaient que c'était à la fois une malédiction et une bénédiction. La question était +Comment faire pour ne pas perdre nos électeurs?+", se souvient l'architecte Virginie Picon-Lefèbvre, qui estime de son côté que cela "a pu freiner la rénovation".
Les incendies en série dans des immeubles vétustes, qui ont fait plus de 20 morts en 15 ans, ont finalement poussé la mairie à engager un vaste plan de lutte contre l'insalubrité (78 millions d'euros déboursés entre 2011 et 2016).
Mais la bataille menée évoque Sisyphe et son rocher. "L'achat d'un immeuble est rentabilisé en quatre ans et les propriétaires mis en cause sont expropriés à 2.000 euros du mètre carré. Les marchands de sommeil ont donc encore de beaux jours devant eux", se désolait récemment Sabine Loubet, chargée du dossier à la mairie.
Et les condamnations ne changent rien: "L'un d'entre eux, condamné au pénal, a déjà racheté un immeuble", raconte-t-elle.

"Je te quitte..."


- Dis-moi...
- oui?
- comment fait-on pour quitter un parti politique?
- ça dépend lequel
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 27 juin 2017

Manuel Valls a annoncé mardi sur RTL qu'il quittait le Parti socialiste, après avoir soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle puis avoir été réélu député de l'Essonne sans l'étiquette du PS.
"Une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte", a déclaré l'ancien Premier ministre, qui entend siéger "dans la majorité" d'Emmanuel Macron, sans exclure d'intégrer le groupe La République en Marche.

lundi 26 juin 2017

Dédoublement dans les quartiers défavorisés: 2.500 postes redéployés

Sur les 4.000 créations de postes prévues à la rentrée 2017, 2.500 seraient consacrées au dédoublement des CP dans les quartiers les plus défavorisés (afp)

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé que sur les 4.000 créations de postes prévues à la rentrée 2017, 2.500 seraient consacrées au dédoublement des CP dans les quartiers les plus défavorisés, dans un entretien à La Voix du Nord lundi.
La création de ces 4.000 postes avait été prévue par le précédent gouvernement, a-t-on précisé au ministère. "Sur 4.000 créations de postes, nous en consacrons 2.500 en dédoublement des CP en REP+" (réseaux d'éducation prioritaire renforcés), a indiqué M. Blanquer dans l'entretien. Il s'agit de la promesse d'Emmanuel Macron de limiter à 12 élèves maximum les élèves de CP dans les quartiers les plus défavorisés.
Il y aura aussi des redéploiements d'enseignants jusque-là affectés au dispositif "Plus de maîtres que de classes". Instauré sous le quinquennat Hollande et salué par beaucoup d'enseignants, ce dispositif consiste à affecter un ou des profs supplémentaires dans une école primaire pour permettre la co-intervention en classe, soit deux maîtres dans une même classe.
"Nous continuerons à mettre en oeuvre ce plan, avec moins de professeurs dédiés", a précisé le ministre.
Le ministère de l'Education avait déjà indiqué précédemment que les postes nécessaires pour la mise en place du dédoublement des CP en REP+ seraient pourvus notamment via le redéploiement d'enseignants affectés au "Plus de maîtres que de classes".
"Nous faisons coexister les deux dispositifs pour pouvoir les évaluer et avancer", a assuré M. Blanquer. "Jusqu'à présent les études nationales et internationales ont montré une efficacité des dispositifs de dédoublement", mais pas des dispositifs comparables à "Plus de maîtres que de classes", a-t-il toutefois expliqué.
Plusieurs écoles de Seine-Saint-Denis, du Var et du Rhône étaient en grève vendredi, ainsi qu'en Seine-et-Marne lundi, pour défendre ce dernier dispositif, "menacé par le nouveau ministère", selon le SNUIpp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire.
Le ministre est attendu lundi après-midi dans une école primaire de Tourcoing, où il lancera l'opération "Un livre pour les vacances" en Hauts-de-France en distribuant aux élèves de CM2 des exemplaires des "Fables" de la Fontaine.

samedi 24 juin 2017

"Merci François !"


François Ruffin, né le 18 octobre 1975 à Calais, est un journaliste, essayiste, réalisateur et homme politique français.
Il est le fondateur et le rédacteur en chef du journal Fakir. Il écrit aussi dans Le Monde diplomatique et pour l'association de critique des médias Acrimed. En tant que reporter, il participe pendant sept ans à l'émission Là-bas si j'y suis diffusée sur France Inter.
En 2017, il reçoit le César du meilleur film documentaire pour son premier film, Merci Patron ! .
Il est élu député de la 1re circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017 sous la bannière « Picardie Debout » avec le soutien du Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts, de La France insoumise et d'Ensemble !

vendredi 23 juin 2017

Perturbateurs endocriniens: la France restera "ferme", assure Hulot

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot à Bologne en Italie, le 12 juin 2017 (afp)

"La France va rester ferme" sur le texte visant à définir les perturbateurs endocriniens (PE) actuellement discuté à Bruxelles, a assuré vendredi le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot.
Les PE sont des substances qui dérèglent le fonctionnement hormonal, affectant la santé et la reproduction des populations, y compris à de très faibles niveaux d'exposition, selon l'Organisation mondiale de la Santé.
"Quand je suis arrivé, la première chose que j'ai demandé c'est le report de ce texte", a indiqué M. Hulot sur la chaîne BFM TV, précisant qu'une discussion est engagée depuis jeudi avec son homologue allemande, Barbara Hendricks: "Nos services sont en négociation".
"La France va rester ferme. Mon rôle c'est d'aider à protéger les Français de ces empoisonnements", a assuré le ministre, figure de l'écologie en France.
Si le texte européen présente "un certain nombre d'acquis, (...) il y a des exonérations dans le texte qui en l'état sont inacceptables", a-t-il estimé.
"J'espère que nous allons pouvoir trouver une position commune", a-t-il ajouté. "Je m'y emploie, j'ai jusqu'au 4 juillet", date d'une nouvelle mise au vote à Bruxelles de ce texte proposé par la Commission européenne.
Un réseau d'ONG européennes a récemment interpellé le ministre sur ce document portant sur les PE dans les pesticides, jugé insuffisant car il impose une charge de preuve si élevée que rares seront les substances au final exclues.
Les critiques du projet, dont les principales sociétés savantes d'endocrinologie en Europe, dénoncent aussi l'instauration de dérogations pour toute une catégorie de pesticides.
Vendredi, l'association française Générations Futures s'est félicitée des déclarations de Nicolas Hulot.
L'ONG "prend bonne note que Nicolas Hulot juge le texte insuffisant, notamment parce qu'il contient des possibilités de dérogations inacceptables (...) Sa volonté de négocier une amélioration de ce texte avec l'Allemagne est positive car c'est l'Allemagne qui a obtenu ces dérogations".
"Nous attendons maintenant que les négociations portent leurs fruits. Nous jugerons l'action publique aux actes et résultats obtenus dans ce dossier lourd de conséquences pour la santé et l'environnement", ajoute le directeur de l'association, François Veillerette.

GM&S Industry: nouveau sursis mais pas d'offre ferme de reprise


Le tribunal de commerce de Poitiers a mis en délibéré au vendredi 30 juin sa décision sur le sort de l'équipementier automobile creusois GM&S Industry, menacé de liquidation, mais pour lequel "il n'y a toujours pas d'offre" ferme de reprise, ont indiqué les syndicats.
Le tribunal, au terme d'une audience à huis clos, a repoussé d'une semaine sa décision, comme le demandaient les représentants des 277 salariés. Pour eux, la semaine à venir s'annonce cruciale, avec notamment une réunion mardi au ministère de l'Economie, dans le cadre d'un "processus de négociations en cours" avec l'Etat et les constructeurs PSA et Renault, principaux clients de GM&S.
"C'est un nouveau sursis de huit jours. On a huit jours pour faire avancer les choses avec l'Etat et les constructeurs et la mobilisation des salariés", a déclaré à la presse Jean-Marc Ducourtioux, délégué CGT, à l'issue d'une audience jugée "particulièrement éprouvante" par l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie.
Quatre cars d'ouvriers de GM&S avaient fait le déplacement vendredi matin depuis l'usine à La Souterraine (Creuse), les t-shirts bleus des GM&S, rejoints par des syndicalistes locaux, investissant les rues aux abords du tribunal de commerce au son de cornes de brume et puissants pétards.
Les syndicats ont une nouvelle fois dénoncé le fait que le seul repreneur potentiel à avoir exprimé à ce jour un intérêt pour GM&S, le groupe d'emboutissage stéphanois GMD, "ne se positionne pas sur ce dossier réellement, fermement et définitivement".
L'entourage du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait pourtant indiqué jeudi qu'une offre de GMD avait été transmise au tribunal de Poitiers. Les syndicats ont assuré vendredi qu'il n'y avait pas d'offre en bonne et due forme mais "un mail complémentaire déposé" par GMD, selon Me Borie, pour qui le repreneur potentiel se fait prier.
"Quand vous êtes dans une position où vous êtes le seul à faire une offre, vous faites votre marché et vous tentez d'obtenir toujours plus, toujours plus, voilà comment j'explique qu'il n'y ait toujours pas d'offre" officielle, a-t-il analysé.
GM&S, emboutisseur/soudeur/assembleur de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse avec ses 277 salariés, a déjà passé six mois en redressement judiciaire. Son site est bloqué depuis dix jours par les salariés, après une première occupation de deux semaines en mai. Une assemblée générale doit se prononcer lundi sur un déblocage éventuel du site et une reprise du travail.
D'ici au 30 juin, terme de la période d'observation pour GM&S, les salariés de GM&S espèrent obtenir que "les constructeurs puissent financer la période d'observation" au-delà, jusqu'au 30 septembre, "pour permettre une véritable discussion et une véritable négociation notamment avec GMD sur l'essentiel des choses en débat: le nombre d'emplois repris, que l'on peut faire évoluer", et les indemnisations pour ceux qui seront licenciés.
Jusqu'ici, les syndicats ont jugé "indécents" les termes de l'offre potentielle de GMD, qui selon des sources proches du dossier, porteraient sur le maintien à la Souterraine de 110-120 emplois, au plus 140.
Les représentants du personnel ont souligné vendredi à quel point la semaine à venir était "décisive". "On pense qu'il y a des possibilités de faire converger les solutions, après c'est à l'Etat, principal acteur, et aux constructeurs de mettre les moyens pour que ce site vive", a résumé le délégué CGT Vincent Labrousse.
Bercy, où une délégation des GM&S avait été reçue à sa demande jeudi, a chapeauté ces dernières semaines les discussions sur l'avenir de l'équipementier. Elles se déroulent dans le cadre d'une "cellule de crise" dont le président Emmanuel Macron, fraîchement élu, avait annoncé la création aux syndicalistes creusois lors d'une rencontre le 9 juin à Bellac (Haute-Vienne), un de ses premiers déplacements en région.
"Je ne suis pas le Père Noël", les avait-il toutefois mis en garde.

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Ile-de-France

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Île-de-France, où les ménages à bas revenus sont à la fois plus exposés aux nuisances et pollutions, et plus nombreux à vivre dans des zones dépourvues d'espaces verts et boisés, montre une étude. (afp)

Inégalités sociales et environnementales vont de pair en Île-de-France, où les ménages à bas revenus sont à la fois plus exposés aux nuisances et pollutions, et plus nombreux à vivre dans des zones dépourvues d'espaces verts et boisés, montre une étude.
Encore peu étudiées en France, les inégalités environnementales font l'objet de "préoccupations croissantes", observe l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) d'Ile-de-France, fondation chargée de conseiller la région, dans une étude mise en ligne jeudi.
Identifier des territoires "multi-exposés aux nuisances et pollutions" est une préoccupation affichée par les plans régionaux de santé-environnement, soulignent les auteurs de l'étude, Sandrine Gueymard et Nicolas Laruelle.
Ces auteurs ont croisé des données environnementales avec des données sociales, économiques ou démographiques, issues de récents travaux de l'IAU, afin d'avoir une approche plus globale du cadre de vie.
Il en ressort qu'inégalités environnementales et sociales sont étroitement liées en Ile-de-France car les ménages les plus modestes sont surreprésentés dans les environnements multi-exposés aux nuisances, risques et pollutions et carencés en espaces verts, dit l'étude.
Cinq critères de nuisances et pollutions ont été retenus: le bruit (dépassement des valeurs limites dû à des routes, voies ferrées...) et les pollutions de l'air (particules fines, ozone, dioxyde d'azote, benzène), des sols (issue d'une activité industrielle passée), de l'eau distribuée (présence de nitrates, fluorures, pesticides, bactéries), et enfin, celle produite par une activité industrielle.
Il apparaît que seul 8% du territoire francilien est exposé à au moins deux nuisances et pollutions.
Mais si les "points noirs environnementaux", soumis à au moins trois nuisances et pollutions, ne représentent que 2% de l'Ile-de-France, ils rassemblent 13% de la population francilienne, soit plus d'un habitant de la région sur dix.
Or les ménages à bas revenus sont surreprésentés dans plus de la moitié (52%) de ces points noirs environnementaux habités.

10% des Franciliens privés d'espaces verts
Ces ménages représentent même 75% des habitants des zones cumulant quatre nuisances et pollutions, ce qui confirme la conjonction d'inégalités environnementales et d'inégalités sociales en Île-de-France, dit l'étude.
Celle-ci a cartographié les espaces verts et boisés, les zones de calme, les espaces récréatifs qui contribuent au bien-être physique et mental et à la santé des habitants.
Les "points verts environnementaux" regroupent trois des cinq indicateurs suivants : l'offre en végétation, la présence d'espaces ouverts, celle de jardins collectifs, l'offre en espaces verts et boisés ouverts au public, la superficie d'espaces verts et boisés ouverts au public.
Ces points verts représentent 34% du territoire francilien, où réside 30% de la population de la région, tandis que 61% vit dans des espaces bien dotés (2 critères au moins).
En revanche, près de 10% des Franciliens résident dans des environnements dépourvus d'espaces verts, boisés, etc: on y trouve aussi une surreprésentation des ménages à bas revenus. A l'inverse, ces ménages sont très peu présents dans les zones où l'offre végétale est la plus riche.
Au final, environ la moitié des Franciliens (44%) résident dans des secteurs à offre végétale modérée (1 à 2 critères), tout comme les nuisances ou pollutions, selon l'étude.
Et seuls 2% des Franciliens sont confrontés à un nombre important de nuisances et pollutions (au moins 3), sans aucune offre végétale.
A l'échelle de la région cependant, celle-ci semble "globalement plutôt modérer les situations critiques" où pollutions et nuisances sont nombreux.
En conclusion, "cette vulnérabilité socialement différenciée face à l'environnement constitue un enjeu fort" conclut l'IAU.

Sur la valeur ajoutée


- Michelin se réorganise au niveau mondial
- et alors?
- il va concentrer ses sites français sur des emplois à forte valeur ajoutée
- eeuuhh... c'est quoi une valeur ajoutée?
- c'est une valeur obtenue exclusivement grâce au travail
- mais alors pourquoi supprime-t-il 1500 emplois?
- ceux qu'il ne supprimera pas produiront plus et seront payés moins
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 23 juin 2017

jeudi 22 juin 2017

Loi travail: le document dont fait état Le Monde est "un cadre" de discussion

Loi travail: le document évoqué par Le Monde est "un cadre de discussion"  (afp)

Le document concernant la réforme du Code du Travail dont fait état le site internet du Monde est "un cadre", sur lequel auront lieu les discussions avec les partenaires sociaux, a indiqué jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.
"Je ne vais pas me prononcer sur ce document, mais on retrouve effectivement le cadre dans lequel la ministre du Travail veut discuter avec les partenaires sociaux", a déclaré M. Castaner sur France Inter.
Selon le site internet du Monde, le projet de loi d'habilitation transmis au Conseil d'Etat le 14 juin comporte neuf articles, portant notamment sur des planchers et plafonds "obligatoires" des indemnités prud'homales, une "simplification" du compte pénibilité et le recours au CDI de projet. Ce projet d'habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances sera examiné en Conseil des ministres le 28 juin.
"C'est un cadre, avec l'ensemble des sujets qui sont posés sur la table", a insisté Christophe Castaner. "C'est le principe même de l'ordonnance, vous mettez le curseur bas, le curseur haut et vous discutez au milieu. Il y a 48 réunions qui sont prévues avec les partenaires sociaux".
Le porte-parole a confirmé que le recours au CDI de projet "est effectivement un sujet qui va être discuté entre la ministre du Travail et les partenaires sociaux".
Pourrait-il se retrouver dans la loi d'habilitation ? "Il sera discuté, et s'il y a un accord, et s'il y a une décision politique ensuite, il pourrait s'y retrouver, mais c'est une base de discussion avec les partenaires sociaux".
Mardi, le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé que l'extension à d'autres branches d'un contrat de projet ou "de chantier" existant déjà dans le BTP était "une bonne discussion à avoir" avec les partenaires sociaux
Selon Le Monde, qui n'a pas mis en ligne le document mais cite partiellement les articles, la réforme prévoit de "favoriser et de sécuriser +par accord de branche, ou à défaut, à titre expérimental+ le recours aux CDI conclus +pour la durée d'un chantier+".
Ce CDI de projet est un contrat qui prend fin quand un projet est achevé, à l'image des "contrats de chantier" déjà possibles dans le BTP. Lors des réformes du travail de 2013 et 2015, le Medef avait systématiquement porté cette idée.

Ça promet…


- Pourquoi Bayrou a quitté le gouvernement?
- pour faciliter le travail à Macron
- déjà?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 22 juin 2017

Pollution en Ile-de-France: la circulation différenciée mise en place jeudi

Cartes journalières de la qualité de l'air en Île-de-France du lundi 19 juin au jeudi 22 juin selon Airparif

Les véhicules les plus polluants seront interdits de circuler jeudi à Paris et en proche banlieue dans le cadre de la mise en place de la circulation différenciée en raison d'un épisode de pollution à l'ozone, a annoncé mercredi la préfecture de police de Paris.
L'interdiction de circulation, à l'intérieur d'un périmètre délimité par l'A86, concerne les véhicules non classés (pour la plupart dont l'immatriculation est antérieure à 1997) et les véhicules de classe 4 et 5 selon la classification des vignettes Crit'Air, obligatoires depuis mi-janvier, précise la préfecture dans un communiqué.
Seuls les véhicules de la classe 0 à 3 Crit'Air pourront ainsi se déplacer dans ce périmètre.
Elle "concerne 28% des véhicules immatriculés en petite couronne et 12% des véhicules circulant dans la zone intra A86 permet de réduire de 32% la part d'oxydes d'azote émise provenant du trafic dans la zone intra A86", affirme la PP.
Depuis lundi, la concentration d'ozone en Île-de-France dépasse le seuil d'information et de recommandation (180 μg/m³). "Airparif prévoit de nouveau un dépassement de ce seuil pour mercredi (prévisions entre 220 et 250μg/m³) et jeudi (prévisions entre 180 et 210 μg/m³)", détaille la préfecture. Une concentration aggravée par l'épisode de canicule qui touche la France depuis plusieurs jours.
Des mesures de réduction de vitesse de 20 km/h et le contournement de l'agglomération aux véhicules de plus de 3,5 tonnes étaient en vigueur mercredi dans toute l'Ile-de-France.
La Mairie de Paris reconduira jeudi les mesures de gratuité des services Velib ainsi que du stationnement résidentiel et, sous certaines conditions, Autolib.
Le STIF activera jeudi le "forfait journalier antipollution" (3,80€), un ticket qui permet d'emprunter les transports en commun dans toute l'Ile-de-France.
Si l'épisode de pollution à l'ozone se poursuit, "le préfet de police Michel Delpuech réunira de nouveau les experts et les élus et proposera des mesures adaptées", ajoute la préfecture.
Polluant "secondaire", l'ozone se forme sous l'action d'un fort ensoleillement et de températures élevées par la combinaison de deux polluants: les composés organiques volatils ou COV, émis par des sources naturelles mais également par l'industrie, et les oxydes d'azote (principalement émis par le trafic routier).
L'ozone peut provoquer des irritations au niveau des yeux, des toux et des problèmes pulmonaires, surtout chez les enfants et les personnes asthmatiques.

mercredi 21 juin 2017

La composition du nouveau gouvernement d'Edouard Philippe

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Le nouveau gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe, dévoilé mercredi, compte 30 membres -chef du gouvernement compris- dont deux ministres d'Etat. En voici la liste:
Ministres

- Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Gérard Collomb
- Ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire: Nicolas Hulot
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice: Nicole Belloubet
- Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Yves Le Drian
- Ministre des Armées: Florence Parly
- Ministre de la Cohésion des Territoires: Jacques Mézard
- Ministre des Solidarités et de la Santé: Agnès Buzyn
- Ministre de l'Economie et des Finances: Bruno Le Maire
- Ministre de la Culture: Françoise Nyssen
- Ministre du Travail: Muriel Pénicaud
- Ministre de l'Education nationale: Jean-Michel Blanquer
- Ministre de l'Agriculture et de l'alimentation: Stéphane Travert
- Ministre de l'Action et des comptes publics: Gérald Darmanin
- Ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation: Frédérique Vidal
- Ministre des Outre-mer: Annick Girardin
- Ministre des Sports (et non Transports comme indiqué par erreur par le secrétaire général de la présidence): Laura Flessel
- Ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur: Jacqueline Gourault
- Ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports: Elisabeth Borne
- Ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargée des affaires européennes: Nathalie Loiseau

Secrétaires d'Etat auprès du Premier ministre
- Chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: Christophe Castaner
- Chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes: Marlène Schiappa
- Chargée des personnes handicapées: Sophie Cluzel
- Chargé du numérique: Mounir Mahjoubi
Secrétaires d'Etat
- Secrétaires d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et Solidaire: Sébastien Lecornu et Brune Poirson
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères: Jean-Baptiste Lemoyne
- Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées: Geneviève Darrieussecq
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des Territoires: Julien Denormandie
- Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances: Benjamin Griveaux

Le mardi 20 juin, les députés de la France insoumise faisaient leur entrée à l'Assemblée nationale

Le mardi 20 juin, les députés de la France insoumise faisaient leur entrée à l'Assemblée nationale. À cette occasion, ils ont tenu un point presse au cours duquel ils ont indiqué leur volonté d'être «au service de la lutte» pour protéger le code du travail et pour empêcher l'introduction des dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun. Jean-Luc Mélenchon a également répondu aux questions des journalistes concernant Sylvie Goulard et François Bayrou. Il a enfin appelé les députés socialistes à ne pas voter la confiance au gouvernement d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon répondait ensuite aux questions de LCP.

Les communistes auront un groupe indépendant de LFI à l'Assemblée

André Chassaigne (PCF), le 13 juin 2017 à Clermont-Ferrand (afp)

Les députés PCF auront, grâce à l'apport d'élus ultramarins, leur propre groupe à l'Assemblée nationale et ne rejoindront pas celui de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, a annoncé mercredi André Chassaigne, président sortant des députés du Front de gauche.
"Nous avons effectivement 15 députés en mesure de créer, de prolonger le groupe de la Gauche démocrate et républicaine" de la précédente législature, avec 11 députés communistes, ainsi que 4 ultramarins qui ont été réélus, a déclaré le député PCF du Puy-de-Dôme lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon.
M. Chassaigne a ajouté qu'"on a effectivement les moyens, l'effectif de continuer le groupe GDR". Mais les communistes "n'opposent pas ce groupe aux Insoumis", a souligné le député, dont l'inimitié avec le candidat à la présidentielle est notoire et qui a affronté une candidate LFI au premier tour.
Affichant "une volonté farouche" de travailler avec les Insoumis, il a plaidé que "deux groupes avec des espaces communs auront plus d'efficacité". Une rencontre avec les députés LFI est prévue jeudi pour "discuter des moyens de travailler ensemble", selon lui.
A la question de savoir si les députés communistes vont se joindre au groupe de La France insoumise, arrivé ostensiblement en groupe mardi à l'Assemblée, Jean-Luc Mélenchon avait répondu: "On va parler ensemble, on a plusieurs questions préalables à régler" et il y a eu des "malentendus".
Dès lundi, les leaders de La France insoumise s'étaient cependant empressés de rappeler qu'ils avaient obtenu suffisamment de sièges - 16 - pour constituer un groupe autonome, sans partenaires communistes, et appeler à un "groupe clair et cohérent".
Et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon avait déjà renouvelé la même exigence de discipline de vote et de respect du programme qui avaient bloqué l'union des deux formations avant les législatives.