dimanche 30 avril 2017

Jean-Luc Mélenchon: "Pour une majorité parlementaire insoumise aux législatives"

Le dimanche 30 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était l'invité du 20H de TF1. Il a expliqué que la France insoumise pouvait être majoritaire aux élections législatives et était donc «candidate à gouverner». Jean-Luc Mélenchon a répété qu'il ne voterait pas Front national à l'élection présidentielle et a dit qu'il respectait le choix de celles et ceux qui voteront Macron, blanc, ou s'abstiendront. Il a enfin dénoncé à la fois la duperie de Marine Le Pen, qui vole les mots de notre campagne, et les insultes qu'Emmanuel Macron profère à l'encontre des insoumis.


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Dormir à la belle étoile dans le "9-3"? Deux artistes s'y sont risqués

Renauld a traversé un mois durant la Seine-Saint-Denis, recevant dans sa maison à ciel ouvert des voisins d'un jour, à La Courneuve, le 29 avril 2017 (afp)
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Dormir dehors, dans ce "9-3" réputé dangereux? Passant outre les mises en garde, un duo d'artistes a traversé un mois durant la Seine-Saint-Denis, recevant dans leur maison à ciel ouvert leurs voisins d'un jour, pour partager un café et leur vision du monde.
Après "720 heures de performance non-stop", leur barbe a poussé, leurs traits sont tirés. Pourtant, même s'ils donneraient tout pour un "bon bain chaud", Laurent Boijeot et Sébastien Renauld se sentent nostalgiques alors que s'achève leur périple. Pour la dernière étape, les trentenaires ont installé leur lit en bois blanc devant l'ancienne usine Mécano de La Courneuve, ville communiste en pleine métamorphose.
La veille, ils dormaient à une centaine de mètres de là, au pied de la gare RER. Partis de Saint-Ouen le 1er avril, ils n'auront parcouru qu'une dizaine de kilomètres, trimballant à chaque fois leur "unité de vie" - lit, table, tabouret - ainsi que des planches pour fabriquer des meubles.
A Saint-Denis, à Aubervilliers, ils ont rencontré des élus, des mères de famille, des cadres d'entreprise, des jeunes de cités. Ils ont dormi à la belle étoile sous d'épaisses couettes blanches, au vu et au su de tous. Vécu de ce que leur apportaient leurs voisins éphémères, invités à prendre place autour de leur table, fabriquée de leurs mains.
Pour qualifier l'attitude de la population à leur égard, un mot revient toujours: "bienveillance". Et le duo d'artistes-menuisiers d'évoquer ces habitants "descendus de leur tour" pour leur apporter un plat chaud ou une tasse de café fumant.
"Des gens qui comprennent ce qu'on fait de manière intuitive, sans qu'on ait besoin de l'expliquer pendant trois plombes", apprécie Laurent Boijeot, sociologue de formation.
Depuis 2012, les deux complices, qui ont reçu cette fois le soutien financier du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, ont déjà traversé Venise, New York, Tokyo, Garges-les-Gonesse ou encore Nancy, leur ville d'origine.
C'est l'heure du déjeuner, une voisine apporte une marmite de "chorba" (une soupe traditionnelle d'Afrique du Nord), des cigares farcis au thon, du riz avec du poulet, de la salade.
"Je les ai vus hier, il faisait froid, ça fait pitié. L'autre voisine a offert du thé le soir, alors moi j'ai offert le petit-déjeuner et le déjeuner", explique-t-elle. La raison de cette générosité? "Chez nous, c'est comme ça. Quelqu'un qui dort dehors, on le nourrit".
Un commerçant offre, pour le dessert, des glaces italiennes. Laurent Boijeot s'éclipse pour faire une sieste. Informé par la "rumeur" de la présence des campeurs, un homme a apporté des beignets. Des collégiens s'approchent, intrigués: "Personne ne vous vole vos affaires quand vous dormez?"
Non seulement il ne leur est "rien arrivé" pendant ce mois, mais "pour dire à quel point on dort sereinement, on fait des grasses matinées!", leur répond Sébastien.
Les habitants leur savent gré de contribuer, avec cette démarche qui "peut paraître insensée", à modifier l'image négative de leur département. Santiago apprécie qu'ils "prennent le temps", à l'opposé des "visites express" des politiques et des journalistes. Et pour Marco, 17 ans, la manière dont ils sont accueillis montre que "les gens ont du coeur dans le 93".
Curieusement, il a très peu été question de l'élection présidentielle. Elle "n'intéresse personne, même si les gens ne sont pas désengagés de la vie de la cité. Au contraire, on ne parle que politique!", s'enthousiasme Sébastien Renauld.
Cet architecte de formation est épaté par les "compétences des habitants en matière d'aménagement urbain". Ensemble, ils ont élaboré une autre "politique de la ville", réfléchi à la manière de recréer du "commun".

"Facile?"


- Facile
- quoi?
- de barrer la route au Front national
- que faut-il faire?
- voter Macron
- qui l'a dit?
- Hollande et Sarkozy
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche 30 avril 2017

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samedi 29 avril 2017

Le piège s'est refermé

"Quelle est cette désagréable sensation
d'avoir été piégé?"
(Roland RICHA)



Des "clics"


- Certains disent que les 497.537 insoumis, à ce jour, sont des clics
- oui... et alors?
- je viens de mettre en place un nouveau groupe d'appui de la France insoumise à Nanterre composé de 4 "clics"
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 29 avril 2017


Un groupe d'appui de la France insoumise vient de se créer au Plateau Mont-Valérien à Nanterre.
Si vous habitez ce quartier et que vous souhaitez en faire partie... rien de plus simple, vous allez à l'adresse du lien indiqué ci-dessous, vous remplissez le formulaire qui s'y trouve et vous validez votre inscription.
http://f-i.jlm2017.fr/nanterrereseau/plateau_mont_val_rien


       

vendredi 28 avril 2017

La Revue de la semaine de Jean-Luc Mélenchon

Dans ce 26e numéro de la revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon analyse la situation politique après le premier tour de l'élection présidentielle. Il souligne l'excellent résultat réalisé par la France insoumise, en particulier chez les plus jeunes, et parle de la consultation des insoumis en cours sur le deuxième tour.


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Nanterre insoumise: Soutien aux grévistes de la faim Palestiniens

Solidarité avec les prisonniers Palestiniens
https://assawra.blogspot.fr/2017/04/solidarite-avec-les-prisonniers.html

Depuis 10 jours, 1500 Palestiniens ont entamé une grève de la faim dans les prisons de l'occupant israélien. Le traitement que leur infligent les dirigeants et les militaires de ce pays est inhumain.
Le mouvement a des objectifs précis et limités : obtenir que les conditions de détention des prisonniers cessent de violer les droits de l’Homme et le droit international, mais il lève, de ce fait même, le voile sur le système de domination et d’apartheid de l’occupation.
La seule réponse israélienne a été la répression : mesures disciplinaires, dispersion des grévistes dans de nouvelles prisons, mise en cellules d’isolement des responsables du mouvement de grève, interdiction d’accès des avocats à leurs clients, suppression généralisée de toutes les visites de familles.
Les colons israéliens aidés des militaires, dans leur cynisme habituel ont cru démoraliser les prisonniers en organisant un barbecue géant devant la prison d'Ofer. Ils n'ont fait que dévoiler leur ignominie.
La négation de tous les droits élémentaires des palestiniens depuis 1947 montre combien Israël et ses dirigeants méprisent les droits de l'Homme et combien leur arrogance face aux résolutions de L'ONU est grande.
C'est cette situation d'humiliation permanente et de négation du droit de vivre dans la paix du peuple Palestinien qui produit le risque d'affrontements et d'errements d'une jeunesse désespérée.
La solidarité internationale avec le peuple palestinien exige la fin de l'agression militaire israélienne et l'imposition d'un processus de paix sous l'égide des Nations Unies.
Les insoumis de Nanterre apportent leur soutien total aux grévistes de la faim, demande aux autorités françaises de protester contre la répression de ce mouvement et demande la reconnaissance de l'État de Palestine comme le vote à l'assemblée nationale les autorise.

Nanterre insoumise
Vendredi, 28 avril 2017

"Va falloir attendre?"


- Tu manifestes lundi 1er mai?
- plus que jamais
- pour revendiquer quoi?
- la sécurité sociale intégrale
- pour ça... va falloir attendre 2022
- pourtant je sais que c'est possible dès maintenant
- pas de doute... toi, t'as voté Mélenchon
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 28 avril 2017

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La consultation chez les généralistes passe à 25 euros lundi 1er mai. Une revalorisation de 2 euros insuffisante pour relancer les vocations, préviennent d'ores et déjà les syndicats des médecins qui attendent du prochain président qu'il "redonne sa place à la médecine libérale". (afp)

Des syndicats CGT, SUD, FSU appellent à battre "les deux candidats"

Des syndicats CGT, SUD et FSU réunis dans le collectif "Front social", vont défiler le 1er mai à Paris pour appeler "à battre les deux candidats" à la présidentielle. (afp)

Des syndicats CGT, SUD et FSU vont défiler le 1er mai à Paris pour appeler "à battre les deux candidats" à la présidentielle, à contre-courant de leurs centrales nationales qui invitent les militants à "faire barrage" à Marine Le Pen.
Ces organisations, réunies au sein d'un collectif fraîchement créé ("Front social"), défileront place de la République, aux côtés des centrales nationales CGT, FO, Solidaires et FSU.
Les quatre centrales réclameront qu'on en finisse "avec les reculs sociaux qui font le terreau de l'extrême droite". Le collectif lui, défilera sous une banderole différente: "Peste ou choléra: Front social, c'est dans la rue que ça se gagne".
"Nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde que nos confédérations, qui appellent à battre Marine Le Pen", déclare Romain Altmann, secrétaire général CGT Info'Com.
Il ne s'agit pas d'un mouvement syndical "dissident", a dit M. Altmann, mais d'un "syndicalisme horizontal où ce ne sont pas les chefs des confédérations qui décident".
"Nous, on dit qu'il faut battre les deux candidats. Nous sommes contre le fascisme et contre la finance", ajoute-t-il.
Environ 70 organisations sont réunies au sein du Front social, dont de nombreux syndicats SUD et CGT d'entreprises ou structures locales (CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD Commerces, SUD Education, SUD PTT...), ainsi que des syndicats FSU, la CNT, le NPA, des collectifs et associations comme Droits Devant! ou le DAL (Droit au logement).
Ils organiseront également un rassemblement à Paris le 8 mai, à 14H00 place de la République, au lendemain du second tour de la présidentielle, pour protester contre la "régression sociale élue".
Le collectif avait organisé un "1er tour social" le 22 avril pour avertir "qu'il faudra faire avec la rue" après la présidentielle. Environ 2.000 personnes avaient manifesté.

jeudi 27 avril 2017

Curieux


- Dis-moi...
- oui?
- pourquoi aucune organisation politique (ou autre) de Nanterre n'a encore adressé un message de solidarité avec les prisonniers Palestiniens en grève illimitée de la faim en protestation contre leurs conditions inhumaines de détention?
- celles de droite ou de gauche?
- peu importe
- qui appelle à voter Macron ou pas?
- ...!?

Roland RICHA
Jeudi, 27 avril 2017


Adressez un message de soutien et de solidarité aux prisonniers Palestiniens en grève de la faim illimitée pour le respect de leur dignité.

Précisez votre nom, prénom, ville et pays
Si besoin le nom de votre association ou organisation
à l'adresse:
resistance@assawra.info

Liste des signataires: Accès aux signataires

mercredi 26 avril 2017

Chômage: le quinquennat Hollande s'achève sur une note amère

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Un coup dur pour le bilan de François Hollande: le chômage a connu en mars sa plus forte hausse en quatre ans, pour s'établir à 3,51 millions, ce qui vient éclipser l'embellie de 2016 et laisse une situation difficile au futur président.
Après une légère baisse en février, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a grimpé de 43.700, soit une augmentation de 1,3%, pour s'établir à 3,51 millions en métropole, et à 3,77 millions en comptant l'Outre-mer, a annoncé le ministère du Travail, qui commentait pour la dernière fois la statistique mensuelle.
Ce résultat, le plus mauvais depuis septembre 2013 (BIEN septembre), assombrit la tendance sur les trois premiers mois de l'année, avec 41.000 chômeurs supplémentaires depuis janvier.
Il ternit l'inversion de la courbe, promise depuis 2013 par François Hollande, et qui s'était enfin amorcée en 2016, avec 105.400 chômeurs de moins.
Depuis le début de son quinquennat, 585.000 demandeurs d'emploi sans activité ont grossi les rangs de Pôle emploi. Le mandat de son prédécesseur Nicolas Sarkozy en avait enregistré 745.000 de plus.
"La bonne dynamique de 2016 s'est un peu infléchie", reconnaît-on au ministère du Travail, même si, comme le dit le Medef, "la tendance globale est à la baisse".
La hausse de mars est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n'ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité.
Ainsi, en comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2%, avec 5,5 millions de personnes, mais elles augmentent sur un an.
Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1% sur un mois, +3,7% sur un an). Les moins de 25 ans, qui ont connu des mois d'embellie, n'ont pas été épargnés cette fois, avec une hausse de 1,2% sur un mois mais un recul de 5,8% sur un an.
La ministre du Travail Myriam El Khomri souligne que, malgré l'envolée, le nombre d'entrées à Pôle emploi a "une nouvelle fois" diminué "fortement (-3,1%)", tandis que "les sorties pour motif de reprise d'emploi progressent encore (+0,5%) et se maintiennent depuis huit mois à un niveau très élevé".
Ces mouvements sont "caractéristiques des périodes de reprise économique", explique le ministère, faisant valoir que les autres indicateurs du marché du travail sont au vert: nombre record de créations d'emplois en 2016 depuis 2007, déclarations d'embauche au premier trimestre 2017 à un plus haut historique... Mais leur effet sur la courbe se fait attendre.
"Le nombre de création d'emplois a permis de faire baisser le chômage en 2016, mais de manière extrêmement légère au regard de notre population active", analyse Mathieu Plane, de l'OFCE. Pour l'économiste, "si en 2017 on veut avoir une baisse du chômage, il va falloir un relais plus fort sur la croissance".
"L'envolée du chômage en mars montre l'échec spectaculaire de la politique économique du quinquennat Hollande-Macron", a tweeté la candidate du Front national (FN) à l'Elysée Marine Le Pen.
La CGT s'en est pris aux "politiques d’austérité qui font le lit du FN".
De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a dénoncé "le grand échec de Hollande".
Quel sera le scénario pour le futur locataire de l'Elysée? L'Insee table sur une poursuite de la baisse du taux de chômage, qui passerait de 9,7% à 9,5% au premier semestre. Plus pessimiste, l'Unédic, gestionnaire de l'assurance chômage, table sur 47.000 chômeurs supplémentaires.
Mais ces prévisions risquent d'être remises en cause par la politique économique du prochain chef de l'Etat. Les recettes d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen sont aux antipodes.
Le candidat d'En marche! table sur un retour au plein emploi (7% de chômage en fin de quinquennat), à travers des mesures libérales comme les baisses de charges pour les entreprises, et sur une généralisation de l'assurance chômage moyennant un contrôle accru des chômeurs.
La candidate d'extrême droite mise, elle, sur la "priorité nationale à l'emploi et au patriotisme économique", en défendant le "rétablissement d'une monnaie nationale", avec notamment une taxe sur l'embauche de salariés étrangers. Une politique "contraire à l'emploi", avertit Pierre Gattaz (Medef).

Face au Front National: réponse aux pompiers pyromanes qui ont voté Macron


Par Olivier Tonneau
Enseignant-chercheur à l'Université de Cambridge, UK
Cambridge - Royaume Uni

Vous avez voté pour Macron et vous nous exhortez à faire barrage au Front National. Nous n'avons aucune leçon à recevoir de ceux qui sont responsables de son ascension.

Vous avez voté pour Macron et vous venez nous faire la leçon : il faut faire barrage au Front National. « Faire barrage » : les mots vous évoquent des corps tendus contre l’assaut. Vous vous imaginez en héros de la lutte pour la République. A moi, ils n’évoquent qu’un bête mur de béton qui retient l’eau qui monte. Elle n’en finit pas de monter depuis cinq ans. C’est un fait objectif : jusqu’en 2012, le vote Front National était encore flottant, versatile, contestataire. C’est le quinquennat Hollande, qui est aussi le quinquennat Macron, qui l’a vu s’enraciner. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. L’extrême-droite monte partout dans le monde ; or il n’y a qu’une cause qui s’exerce à l’échelle de la planète et c’est la dictature de la finance dont vous venez de porter au pouvoir le zélé serviteur.
Peut-être n’êtes-vous pas convaincus ? La corrélation entre néolibéralisme et fascisme vous échappe ? C’est parce que vous vivez dans un monde imaginaire, au sens propre : un monde d’images. Vous n’êtes pas marxistes et vous ne pensez pas que les conditions matérielles d’existence déterminent la conscience. Tout est discours pour vous, comme pour le gouvernement le plus impopulaire de l’histoire de la cinquième république qui, pendant cinq ans, à chaque résistance à ses « réformes », n’a rien su comprendre sinon qu’il avait manqué de « pédagogie ». Manuel Valls s’écriait « J’aime l’entreprise » et vous avez élu l’homme qui promet de la faire aimer aux Français. Il vous a dit que les jeunes seraient heureux de travailler pour Uber pourvu qu’ils puissent rêver d’être milliardaires et vous l’avez cru. Il vous a dit que les chômeurs seraient contraints d’accepter des emplois moins bien payés et loin de chez eux, et vous vous êtes dit : voilà qui est sérieux. Vous vous êtes si bien retrouvés dans cette caricature de cadre supérieur que vous avez pensé qu’il saurait « rassembler les Français » - les rassembler dans l’amour d’un homme qui vous ressemble. Vous n’avez même pas conscience que ce faisant, vous avez fait monter le Front National.
Combattre le Front National, c’est aussi pour vous une affaire de mots. Quand Malek Boutih crie que le fascisme est à nos portes, vous vous dites : « Il a combattu le Front National ». Vous ne savez pas que le Front National puise à deux sources : la haine de l’étranger bien sûr, ce vieux fond de xénophobie raciste qui depuis toujours est la lie de la France, mais aussi la haine qu’inspire votre modèle de société haï de tous excepté vous, ce que vous sauriez si vous rencontriez qui que ce soit d’autre que vous. Vous n’avez pas voulu mettre en question votre attachement béat à une Europe qui n’existe que dans vos rêves. Vous avez dit « la dette » et « la dépense publique » et vous avez conclu : c’est impossible.
L’eau finira par déborder. Ce jour-là, que ferez-vous ? Vous n’en avez aucune idée. Vous devriez nous demander conseil. Car nous que vous accusez de ne pas faire barrage au Front National, nous faisons tout autre chose : nous le combattons – nous l’avons même en partie vaincu. Pourquoi croyez-vous que Marine Le Pen n’est pas arrivée en tête du premier tour ? Parce qu’un grand nombre d’ouvriers et d’employés qui s’étaient résolus à voter pour elle ou s’abstenir ont voté pour Jean-Luc Mélenchon. Parce que les jeunes, prétendument acquis au Front National, ont massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon. Et pourquoi l’ont-ils fait ? Pourquoi nous ont-ils rejoint nous, et non pas vous qui avez pourtant seriné de si belles fables sur le rassemblement des Français ? Parce que nous leur avons fait espérer ce que vous n’osez plus imaginer : nous allions changer le monde.
Vous n’en avez évidemment pas conscience mais si nous avons lutté contre vous, c’est encore pour combattre le Front National. Pour faire naître l’espoir, il fallait en finir avec votre suffisance, votre incapacité à rien penser au-delà de vous-mêmes, et votre certitude que vous pouvez tirer sur la corde indéfiniment sans qu’elle se rompe jamais. Nous avons tâché d’échapper à la violence que vous répandez partout. La violence ? Vous êtes outrés – car chacun sait, n’est-ce pas, que la violence est de notre côté : dans notre hostilité aux riches et dans les mauvaises manières de Jean-Luc Mélenchon. Vous ne comprenez pas que la violence, c’est quand un être humain pensant, sensible, est nié dans son humanité par un vulgaire Macron qui croit qu’il est acceptable de parler aux gens pour ne rien dire. Il est mille fois plus insultant de s’entendre dire « penser printemps » que de s’entendre appeler « les gens ». Il est mille fois plus violent de dire « je suis pour la France qui ose » que de répondre « si vous élisez cet homme, vous allez cracher du sang ». Il n’y a pas de violence plus grande que de prendre les gens pour des imbéciles.
Vous, si fiers d’aller dans quinze jours faire barrage au Front National, ne vous rendez pas compte que vous êtes son fidèle allié. Vous n’avez aucun reproche à nous faire, aucune consigne à nous donner. Nous ne sommes pas votre voiture-balai, nous n’avons pas à ramasser les débris de la société à mesure que vous la détruisez.
Que ferons-nous dans quinze jour ? Pour moi, ma décision est prise. Ceux à qui il m’importe qu’ils la connaissent, la connaissent. Quant à vous, je n’ai rien à vous dire et je remercie Jean-Luc Mélenchon de n’avoir pas sauté dans le cerceau comme une bête de foire. Nous trancherons à notre heure et si vous vivez quelques jours d’inquiétude, tant mieux : voyez en face le désastre dont vous êtes responsables. Se pourrait-il qu’une prise de conscience se fasse ? Je n’y crois pas. Je vous connais trop bien pour ça. Eh bien tant pis : nous aurons au moins jeté une ombre sur votre irresponsabilité confite en ses certitudes et votre mouvement qui marche si bêtement à contre-temps de l'Histoire.
Pendant les cinq prochaines années, l’histrion que vous avez porté au pouvoir continuera l’œuvre de dissolution sociale de ses prédécesseurs. Mais qu’on se rassure : le Front National n’aura pas le dernier mot. Non grâce à vous mais grâce à nous qui en cinq ans avons réduit des deux tiers la distance qui nous séparait de lui. Détenteurs de l’avenir en commun, nous assumerons nos responsabilités face au Front National et malgré vous.

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Le choix qui reste


- J'hésite...
- à quoi?
- à voter pour le second tour
- entre qui et qui?
- blanc ou nul
- c'est pas pareil
- ...!?

Roland RICHA
Mercredi, 26 avril 2017

C'était en janvier 1991


Je me souviens... c'était en janvier 1991... c'était le dimanche 20.
Le 16 janvier, les forces militaires des Etats-unis soutenues par leurs alliés, dont la France, lançaient leurs bombardiers contre l'Irak.
La guerre du Golfe commençait.
Le Parti communiste avait appelé toutes ses organisations à protester contre cette guerre qui n'allait rien résoudre.
Les communistes de Nanterre avait décidé de diffuser massivement cet appel... partout à travers la ville.
Rendez-vous était pris, entre autre, le dimanche 20 janvier sur le marché du Centre.
J'étais chargé de ramener sur place panneaux, tracts et Huma-Dimanche... ce que je fis de bonne heure.
Le premier camarade que j'ai vu arriver c'était lui... André Landrain.
- "Pour l'instant nous somme seuls", lui avais-je lancé
- "ils vont venir... confiance"
Nous discutâmes de la situation et des enjeux. De la priorité absolue à privilégier l'action diplomatique dans le cadre de l'ONU pour éviter la guerre qui serait destructrice pour l'Irak et l’ensemble de la région. (Nous connaissons la suite)
Petit à petit, les camardes nous rejoignaient, le contact avec la population s'établissait avec confiance et détermination.
Midi passé, nous étions encore là, une dizaine de camarades, à argumenter en faveur de la paix... les gens partageaient notre inquiétude mais aussi nos propositions.... quand soudain, une main me tapota l'épaule:
Je me suis retourné... c'était encore lui, André...
- "t'as vu... les copains sont venus"
- "oui... mais un sombre avenir nous attend"
- "confiance !"

Roland RICHA,
Mercredi, 26 avril 2017

Hommage
Un dernier hommage lui sera rendu le mercredi 3 mai à partir de 11h00 au crématorium du Mont-Valérien à Nanterre. La cérémonie funéraire suivra à 12h30.

mardi 25 avril 2017

André Landrain nous a quittés


Nous venons d'apprendre la disparition d'André Landrain

André était notre ami... un ami de longue date... de très longue date, je dirai de la première heure.
Ami de tous ceux qui luttent contre toutes sortes d'injustice... Solidaire des grandes causes, notamment celle du peuple Palestinien dans sa résistance contre l'occupation et de celui d'Afrique du sud dans sa lutte contre l'apartheid.
Militant communiste, du Mouvement pour la paix, du Mrap et de la Ligue des droits de l'homme... Il était toujours présent, surtout dans les moments les plus difficiles... toujours prêt à agir. Sa disparition crée un vide que nous ressentons avec une énorme tristesse.

A sa famille, ses proches et ses camarades,
au nom de tous les correspondants et lecteurs de NanterreReseau (dont faisait partie André),
je présente mes plus sincères et fraternelles condoléances

Roland RICHA
Mardi, 25 avril 2017

L'autre 8 mai 1945

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Pour les nuls

- C'est fou...
- quoi?
- le nombre de citoyens qui, au 2d tour, disent vouloir voter en opposition à Le Pen qu'en adhésion à Macron
- mais alors... il faut qu'ils s'identifient
- impossible... s'ils le font, leurs bulletins sont nuls
- c'est vrai... j'oublie qu'on est sous la Vème république
- ...!?

Roland RICHA
Mardi, 25 avril 2017

lundi 24 avril 2017

Dilemme


- Alors?
- alors quoi?
- tu votes pour qui au 2d tour?
- je suis confronté à un dilemme
- lequel?
- je voudrai pouvoir voter contre Le Pen et contre Macron
- impossible
- c'est bien ce que je dis... je suis confronté à un dilemme
- autrement dit c'est l'impasse
- la difficulté est donc de garder une perspective ouverte
- tu veux dire -la- perspective
- pourquoi -la-?
- parce qu'il n'y a qu'une
- laquelle?
- l'avenir en commun
- ...!?

Roland RICHA
Lundi, 24 avril 2017




«Ce sont vos beaux sourires, vos yeux qui brillent, vos chansons, votre amour pour demain. Le voilà, le matin neuf qui se lève. À vous, jeunes gens, de reprendre la tâche et le flambeau à l’endroit où je vous l’aurais donné et tendu d’une main à l’autre. Allez, on est la France insoumise, maintenant et pour toujours !»
( Jean-Luc Mélenchon )

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En logique, un dilemme est un raisonnement qui, partant de la disjonction de deux propositions (p ou q) établit que chacune des deux mène à une même conclusion, laquelle par conséquent s'impose (sans qu'il soit nécessaire de savoir si c'est p ou q ou les deux qui sont vraies ; par contre la conclusion reste indéterminée si l'on établit que p et q sont toutes les deux fausses).

Présidentielle 2017 : Résultats nationaux définitifs du 1er tour


Liste des candidats Voix% Inscrits% Exprimés
M. Emmanuel MACRON8 657 32618,1924,01
Mme Marine LE PEN7 679 49316,1421,30
M. François FILLON7 213 79715,1620,01
M. Jean-Luc MÉLENCHON7 060 88514,8419,58
M. Benoît HAMON2 291 5654,826,36
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN1 695 1863,564,70
M. Jean LASSALLE435 3650,911,21
M. Philippe POUTOU394 5820,831,09
M. François ASSELINEAU332 5880,700,92
Mme Nathalie ARTHAUD232 4280,490,64
M. Jacques CHEMINADE65 5980,140,18




Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits47 581 118

Abstentions10 577 57222,23
Votants37 003 54677,77
Blancs659 3021,391,78
Nuls285 4310,600,77
Exprimés36 058 81375,7897,45

Résultats du 1er tour de la présidentielle 2017 à Nanterre

   

Liste des candidats Voix% Inscrits% Exprimés
M. Jean-Luc MÉLENCHON11 877 24,97 32,97
M. Emmanuel MACRON9 990 21,00 27,73
M. François FILLON4 759 10,00 13,21
Mme Marine LE PEN3 759 7,90 10,43
M. Benoît HAMON3 189 6,70 8,85
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN1 007 2,12 2,79
M. François ASSELINEAU644 1,35 1,79
M. Philippe POUTOU366 0,77 1,02
M. Jean LASSALLE195 0,41 0,54
Mme Nathalie ARTHAUD166 0,35 0,46
M. Jacques CHEMINADE77 0,16 0,21




Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits47 568

Abstentions10 655 22,40
Votants36 913 77,60
Blancs628 1,32 1,70
Nuls256 0,54 0,69
Exprimés36 029 75,74 97,61

dimanche 23 avril 2017

Intervention de Jean-Luc Mélenchon suite au 1er tour de la présidentielle 2017

«Vous êtes le matin d'un jour neuf»

Présidentielle: 69,42% de participation à 17H00

Des électeurs dans des isoloirs à Paris, le 23 avril 2017 (afp)

Le taux de participation atteignait 69,42% dimanche à 17H00 en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle, selon le ministère de l'Intérieur, en légère baisse par rapport au premier tour de 2012 (70,59%) mais l'un des meilleurs depuis 40 ans.
Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19H00 ou 20H00 (soit au moins une heure de plus qu'en 2012 où les votes étaient clos à 18H00 dans de nombreuses communes) pour accomplir leur devoir électoral, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi.

Présidentielle: 28,54% de participation à midi

Jean-Luc Mélenchon vote à Paris le 23 avril 2017 (afp)
Cliquez pour agrandir

Le taux de participation atteignait 28,54% dimanche à midi en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle, selon le ministère de l'Intérieur, quasiment stable par rapport au premier tour de 2012 (28,29%).
Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19H00 ou 20H00 (soit une heure de plus qu'en 2012 où les votes étaient clos à 18H00 dans de nombreuses communes) pour accomplir leur devoir électoral, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi.

Présidentielle 2012
Résultats 1er tour à Nanterre



Présidentielle 2012
Résultats du 1er tour à Nanterre


 Nombre% Inscrits% Votants
Inscrits44 307  
Abstentions10 435 23,55 
Votants33 872 76,45 
Blancs ou nuls654 1,48  1,93
Exprimés33 218 74,97  98,07


Liste des candidatsVoix% Exprimés
Mme Eva JOLY  847 2,55
Mme Marine LE PEN  3 546 10,67
M. Nicolas SARKOZY  5 772 17,38
M. Jean-Luc MÉLENCHON  6 168 18,57
M. Philippe POUTOU  334 1,01
Mme Nathalie ARTHAUD  180 0,54
M. Jacques CHEMINADE  95 0,29
M. François BAYROU  2 509 7,55
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN  427 1,29
M. François HOLLANDE  13 340 40,16

Le jour du vote


- Où vas-tu?... le bureau de vote est par là
- je sais... je fais le détour pour poster une enveloppe
- c'est quoi?
- le chèque de soutien à la campagne de Mélenchon
- tu vas souscrire jusqu'à quand?
- après le second tour
- ...!?

Roland RICHA
Dimanche, 23 avril 2017

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samedi 22 avril 2017

Diversité


- T'as choisi pour qui voter?
- oui... pour Mélenchon... et toi?
- pour Mélenchon aussi
- ça n'empêche pas de discuter
- ...!?

Roland RICHA
Samedi, 22 avril 2017

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vendredi 21 avril 2017

Avec la force du peuple, tout est possible !

   L’histoire de France en tête, la force du peuple au cœur, je servirai le pays avec honneur et fidélité.

Madame, Monsieur, Citoyenne, citoyen,

Je connais votre colère. Je veux en être la voix progressiste et humaniste.
Nous devons séparer la République des lobbies qui menacent l’environnement et notre santé, stopper la toute-puissance de la finance, abolir la monarchie présidentielle et les privilèges de la caste qui dirige tout. C’est le moment de redevenir un peuple souverain et indépendant, libéré des traités européens et des alliances militaires guerrières.

La 6e République
Je serai le dernier président de la 5e République. Aussitôt élu, je convoquerai une Assemblée constituante pour écrire une nouvelle Constitution. Cette assemblée comprendra autant de femmes que d’hommes. Elle sera composée de délégués jamais élus dans les assemblées précédentes et de citoyens tirés au sort. Elle remettra à plat toute l’organisation de notre démocratie. Ce sera la fin de la monarchie présidentielle.
Je propose d’instaurer le droit de révoquer un élu en cours de mandat,  y compris le Président de la République. Vous serez satisfait de mon action ou vous me renverrez avant la fin du mandat !
Ce sera un changement d’ère démocratique avec de nouveaux droits civiques : droit de vote à 16 ans, vote obligatoire et reconnaissance du vote blanc, proportionnelle. Ce seront aussi de nouvelles conquêtes de libertés personnelles avec la protection constitutionnelle du droit à l’avortement ou le droit au suicide assisté pour être maître de soi en toutes circonstances.
Bien sûr, pendant que l’Assemblée constituante fera son travail, le programme pour lequel j’aurai été élu s’appliquera.

Partager la richesse
Je serai le président social ayant pour programme d’éradiquer la misère et le chômage. La France n’a jamais été aussi riche de son histoire  : nous sommes le pays record d’Europe du nombre de millionnaires et du versement de dividendes aux actionnaires. Mais la richesse est trop mal partagée. Le peuple doit reprendre sa part sur la finance.
J’engagerai la révolution fiscale pour baisser les impôts pour toute personne gagnant moins de 4 000 euros net par mois et pour restaurer la justice fiscale.
J’organiserai le partage du temps de travail avec la généralisation d’une 6e semaine de congés payés et l’augmentation de la majoration des heures supplémentaires au-delà de 35h par semaine.
J’augmenterai le Smic de 175 euros net et les petites retraites de 200 euros par mois. Les PME y trouveront leur compte : carnet de commandes rempli, baisse de l’impôt sur les sociétés, taux d’escompte à 0 % et suppression du RSI.
J’abrogerai la loi El Khomri qui précarise les salariés et facilite les licenciements.
Je rétablirai le droit à la retraite à 60 ans avec 40 années de cotisations. L’égalité salariale entre les femmes et les hommes permettra de la financer.

La planification écologique
Je serai le président écologiste face au défi climatique et aux dangers qui pèsent sur l’écosystème. Nous sortirons du nucléaire et des énergies carbonées pour atteindre 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2050.
Nous aiderons nos paysans à en finir avec l’agriculture chimique et les fermes usines : mon gouvernement organisera 100 % d’agriculture bio dans la restauration collective. Il bannira la souffrance animale.
La planification écologique sera au cœur de la relance de l’activité économique. La moitié du plan de 100 milliards d’euros d’investissements publics que je prévois y sera consacré. La relance écologique créera l’essentiel des 3 millions d’emplois que mon programme permet.

Le progrès humain d’abord
Je serai le président du progrès humain. L’argent ne doit pas déterminer l’accès aux savoirs, à la culture et au sport. Je veux libérer la création et la diffusion en faisant de l’état un grand promoteur.
J’étendrai la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans. Je rendrai l’école vraiment gratuite y compris les livres, les activités périscolaires et la cantine 100 % bio.
Je permettrai à chaque jeune de se former avec une allocation d’autonomie de 800 euros par mois (dès 16 ans dans l’enseignement professionnel). Nous supprimerons les frais d’inscription à l’université.
Pour garantir le droit à la santé, les soins prescrits seront remboursés à 100% par la Sécurité sociale. Je doublerai le nombre de centres de santé pour combler les déserts médicaux.

Sortir des traités européens
Je serai le président d’une France insoumise en Europe et dans le monde. Elle libèrera le peuple français et les peuples d’Europe des traités européens et des accords de libre-échange qui les obligent à s’entre-déchirer.
J’instaurerai un protectionnisme solidaire pour relocaliser les productions et les emplois.
J’interdirai le statut de travailleurs détachés en France. Je retirerai la signature de la France sur l’accord de libre-échange avec le Canada (CETA) et m’opposerai à celui avec les États-Unis (TAFTA).
Pour l’indépendance de la France et la paix
Je serai le président de la paix.  Je m’inquiète de voir monter la guerre dans le monde et en Europe. Nous sortirons de l’OTAN pour ne pas être entrainés dans les guerres des États-Unis.
Nous construirons une nouvelle alliance de pays non alignés, agissant pour la paix et dans le seul cadre de l’ONU.

La France aux frontières de l’humanité
Enfin, je serai le président qui engagera la France aux avant-postes de l’humanité, en mer, dans l’espace et sur la toile numérique. Ce sont là des défis collectifs immenses que notre peuple peut surmonter en mobilisant le savoir-faire et l’énergie inépuisables des personnels ouvriers, techniciens, ingénieurs qui font la fierté de notre pays.
Le monde entre dans une saison de tempêtes. C’est l’heure des caractères. à 65 ans, je n’organise pas ma carrière. J’assume une mission : rendre la France au peuple en la libérant de l’emprise de l’oligarchie, rendre la République à la France en abolissant la monarchie présidentielle.
Je suis du peuple. Ce peuple français pour qui le bonheur, c’est de pouvoir travailler et vivre de son travail. Pouvoir prendre soin des siens et de soi-même. Pouvoir s’instruire, se cultiver, pratiquer les arts. Pouvoir se divertir, faire du sport. Pouvoir passer du bon temps, en sécurité, partout.  Ce peuple qui puise dans ses principes républicains et laïques, la force d’une lutte implacable pour vaincre le fanatisme criminel des terroristes.
Je suis du peuple. Ce peuple français qui n’est pas indifférent au sort des autres, qui n’accepte pas la misère, les discriminations, les injustices. Ce peuple qui respecte les lois, paye ses impôts, fait en sorte d’être de bons citoyens. Ce peuple qui n’en peut plus des « affaires » et des « scandales ».
Notre intelligence collective peut surmonter toutes les difficultés si nous nous mettons tous au service du bien commun. La devise de notre République, « Liberté, Égalité, Fraternité », nous fixe un cap. Nous devons assumer nos responsabilités non seulement pour nous-mêmes mais devant l’humanité universelle. J’y suis préparé. Vous y êtes prêts, je le sais.

L’histoire de France en tête, la force du peuple au cœur, je servirai le pays avec honneur et fidélité.

Avec la force du peuple, tout est possible !
Jean-Luc Mélenchon

Mise au point de Jean-Luc Mélenchon



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Macron: le vote inutile

Enarque et banquier de profession, son passage au sein du gouvernement socialiste en tant que Ministre de l’économie et des finances a été marqué par la loi « Pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », imposée au parlement par le 49-3.

«Electeurs de gauche, le vote Macron est inutile»: un article intéressant qui d’une part rappelle à ceux qui auraient déjà oublié la loi «Macron» que cet homme ne défend pas des valeurs progressistes, et d’autres part que le «vote utile» sur son nom est un leurre...

Des électeurs de gauche envisagent de voter pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle, par «vote utile anti-FN». Electeur de gauche comme eux, je pense que c’est une erreur.
Sans les juger, ce texte s’adresse à eux pour les en convaincre. L’argument du «vote utile anti-FN» repose sur l’état des sondages. Or, si l’on admet cet outil, alors il faut aussi constater deux choses. D’une part, compte tenu des marges d’erreur autour des scores annoncés, les fourchettes à la fois de Marine Le Pen, d’Emmanuel Macron, de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon se croisent : cela implique une probabilité raisonnable que n’importe quel duo se qualifie au second tour.
D’autre part, tous les sondages indiquent que Marine Le Pen est sèchement battue en finale par n’importe lequel de ces trois adversaires : ceci, même par Jean-Luc Mélenchon, qui la battrait 57-43 selon un sondage Kantar Sofres du 9 avril, soit une confortable avance de 14 points. Donc, puisque l’identité des deux finalistes est hautement incertaine et puisque face à Marine Le Pen n’importe quel finaliste potentiel gagnerait largement, il n’y a aucune raison à un vote utile anti-FN au premier tour pour Emmanuel Macron.
L’on pourrait riposter que les sondages se trompent beaucoup ces derniers mois ; et l’on aurait raison. Mais alors arrive une incohérence énorme, qui ne tient pas debout d’un simple point de vue logique. Si les sondages sont fiables, alors aucun vote utile n’est nécessaire au premier tour, puisque tout finaliste potentiel bat ensuite facilement Marine Le Pen au second. Et si les sondages ne sont pas fiables, alors Emmanuel Macron n’a plus aucun argument pour réclamer un vote utile, puisqu’au départ son raisonnement repose sur eux. Dans les deux cas, la nécessité d’un vote utile pour Emmanuel Macron au premier tour est donc invalidée. CQFD.
La définition d’un vote utile de gauche peut alors revenir aux fondamentaux. C’est simple : cela consiste à voter pour un candidat de gauche. Or, Emmanuel Macron ne l’est pas. Cela se démontre facilement. Être de gauche, ce n’est pas affirmer que «le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler», en ignorant donc que des millions de gens travaillent déjà très dur et ne peuvent pas se payer un costume pour autant.
Être de gauche, ce n’est pas asséner qu’aujourd’hui, l’alternative pour un jeune de banlieue se résume à devenir chauffeur Uber ou à dealer du shit, en oubliant donc les quelque un million et demi de jeunes de banlieue qui ne sont ni l’un ni l’autre. Être de gauche, ce n’est pas proposer de supprimer les allocations d’un chômeur qui refuserait deux offres payées 25% de moins que son précédent poste. Être de gauche, ce n’est pas proposer de baisser les taxes des actionnaires tout en augmentant la CSG, qui, par définition, fait plus mal au niveau de vie des plus pauvres (l’intégralité de leur maigre revenu partant en consommation, toute hausse de la CSG fait directement baisser leur niveau de vie quotidien). Le reste est à l’avenant.
Par conséquent, le 23 avril, sous aucun prétexte je ne voterai pour Emmanuel Macron. Et j’invite tous les électeurs de gauche qui l’envisagent à ne pas le faire.

Qui est Macron?

Enarque et banquier de profession, son passage au sein du gouvernement socialiste en tant que Ministre de l’économie et des finances a été marqué par la loi « Pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques », imposée au parlement par le 49-3.

Quelles en sont les dispositions principales ?

• La généralisation du travail le dimanche et la nuit
• La Privatisation des aéroports
• La libéralisation du transport en autocar low cost
• La facilitation des licenciements économiques
• La Dépréciation du rôle des prud’hommes

La possibilité de réformer le code de l’environnement par ordonnance c’est-àdire sans débat et vote parlementaires pour faciliter le « bétonnage » des villes.
Ces vieilles recettes ultra-libérales, qui n’ont pas endigué le chômage mais favorisé la précarité et les licenciements, sont un avant-goût de ce que serait «Macron Président»…

Le Lien - bulletin de Jacqueline Fraysse, députée de Nanterre et Suresnes
n° 224 - 21 avril 2017

Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre
Austérité budgétaire: et la santé dans tout ça ?


Vendredi 21 avril, le Conseil d’administration du Centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre s’est réuni afin d’examiner le dossier qui sera présenté devant le prochain COPERMO, l’instance interministérielle qui décide ou non d’allouer des moyens financiers aux établissements de santé.

Bien que la majorité des membres du conseil ait demandé le report du COPERMO, ce dernier aura lieu le 23 mai prochain. Les précédents n’ont eu de cesse de restreindre les budgets alloués au CASH et de le contraindre à des économies supplémentaires intenables.
Le dossier soumis au Conseil d’administration pour information- non pour délibération- des administrateurs vise à résorber, d’ici 2021, le déficit de l’hôpital actuellement évalué à 11,3 millions d’euros.
Après que l’ARS ait fermé brutalement la totalité de l’activité chirurgicale l’été dernier, ce qui a privé du jour au lendemain les populations d’une offre de soins publique utile tout en accentuant considérablement le déficit de l’hôpital, le projet médical présenté lors de ce conseil d’administration constitue un grave retour en arrière dans l’histoire de l’établissement en en faisant de nouveau un lieu de relégation humainement inacceptable.
Ainsi, la capacité d’accueil en psychiatrie serait multipliée par deux, le nombre de lits passant de 59 à 117.
40 lits supplémentaires seraient créés en USLD (Unité de soins de longue durée) auxquels s’ajouteraient un hôpital de jour pour les personnes âgées et une unité de gérontopsychiatrie de 20 lits.
De surcroît, l’arrivée de ces nouvelles activités qui prennent en charge des patients très spécifiques, souvent complexes, s’inscrira dans le cadre de suppressions de postes massives.
Au final, et tel que n’ont cessé de le redouter les élus, les médecins et l’ensemble des personnels ainsi que les membres du Comité de défense et de modernisation de l’hôpital de Nanterre, le CASH sera définitivement privé d’un hôpital digne de ce nom. Au plan médical, il se résumera à n’être qu’un centre de consultations dont les contours restent d’ailleurs flous et un lieu qui concentrera, comme il y a 50 ans, les personnes désargentées et extrêmement vulnérables.
La députée, exprimant son désaccord avec ce projet, a réaffirmé que s’il était nécessaire de poursuivre les efforts d’efficience, il est illusoire et incohérent, alors que la grande majorité des hôpitaux publics de notre pays est en déficit, d’exiger du CASH qu’il soit à l’équilibre financier. Elle a également insisté pour que cet établissement, particulier quant à ses missions et les populations qu’il prend en charge, bénéficie de dotations exceptionnelles de la part de l’Etat et que son périmètre d’activité actuel -notamment la cardiologie, la diabétologie, la maternité etc- soit non seulement conservé mais surtout, renforcé.

Le Lien -
bulletin de Jacqueline Fraysse,

députée de Nanterre et Suresnes
n° 224 - 21 avril 2017


Jean-Luc Mélenchon: "Notre feuille de route: Liberté, Égalité, Fraternité"

« Les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains. Notre feuille de route est la devise de la patrie : Liberté, Égalité, Fraternité. » - Conclusion de Jean-Luc Mélenchon à l'émission «15 minutes pour convaincre ».


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Démocratie permanente


- Cazeneuve vient de déclarer, je cite, Rien ne doit entraver le moment démocratique de la présidentielle
- je dirai même plus
- quoi?
- rien ne doit entraver le moment démocratique après la présidentielle
- je ne vois pas la différence
- le moment démocratique ne s'arrête pas aux urnes... quelle qu'en soit l'élection
- tu parles pour la Vème ou la VIème république?
- ...!?

Roland RICHA
Vendredi, 21 avril 2017

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Jean-Luc Mélenchon au «15 minutes pour convaincre» de France 2

Jeudi 20 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de «15 minutes pour convaincre». Une émission au cours de laquelle il a rappelé ses grandes priorités : mise en place de la 6e République par la convocation d'une Assemblée constituante, partage des richesses avec la mise en place d'une révolution fiscale qui diminuera l'impôt pour tous ceux qui gagnent moins de 4000 euros par mois, planification écologique pour sortir du nucléaire et passer au 100% renouvelables, sortie de l'OTAN et indépendance de la France au service de la paix, sortie des traités européens par la négociation avec nos partenaires.


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(Afp) - Cazeneuve: "rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a souligné vendredi à l'issue d'un Conseil de défense réuni autour de François Hollande à l'Elysée que "rien ne doit entraver (le) moment démocratique" de la présidentielle avant d'en appeler à "l'unité" du pays, sans annoncer de nouvelles mesures de sécurité.
"Rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays", a déclaré le Premier ministre sur le perron de l'Elysée, en appelant "à l'esprit de responsabilité et à la dignité de chacun" et exhortant à ne pas "céder à la division et encore moins à l'outrance", au lendemain de l'attentat qui a tué un policier sur les Champs-Elysées à Paris.

Attentat de Paris: ouverture de la réunion du Conseil de défense à l'Elysée

Conseil de défense à l'Elysée après la fusillade sur les Champs Elysées le 21 avril 2017 (afp)

La réunion du Conseil de défense convoquée par François Hollande après l'attaque jihadiste perpétrée jeudi soir sur les Champs-Elysées a débuté peu après 08H00 vendredi à l'Elysée, à deux jours du premier tour de la présidentielle, a-t-on appris vendredi auprès de la présidence.
Outre le chef de l'Etat, y participent le Premier ministre Bernard Cazeneuve, les quatre ministres régaliens (Intérieur, Justice, Défense et Affaires étrangères), ainsi que les patrons des services de sécurité, de renseignement et de l'armée, soit une quinzaine de personnes, a-t-on précisé de même source.
"Il ne s'agit pas de prendre de nouvelles mesures de sécurité pour le scrutin présidentiel -elles ont déjà été annoncées en début de semaine- mais de faire le point sur l'attaque terroriste d'hier soir, et sur l'ensemble des dispositifs de sécurité mis en place pour lutter le terrorisme", a-t-on expliqué à l'Elysée.
"Une communication dont les modalités seront fixées pendant la réunion aura lieu à l'issue", selon la même source.
Un policier a été tué dans l'attentat perpétré jeudi vers 21H00 sur les Champs-Elysée et deux autres ont été blessés dont l'un grièvement. Une touriste a été plus "légèrement" touchée par balle, tandis que l'assaillant a été abattu par la police au cours de cette attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique.
Dès jeudi soir, à l'issue d'une première réunion de crise à l'Elysée, François Hollande avait souligné que les services de l'Etat seraient "d'une vigilance absolue, notamment par rapport au processus électoral".
Le chef de l'Etat qui a reporté un déplacement prévu vendredi à Belle-Ile-en-mer (Morbihan) et Guingamp (Côtes-d'Armor) avait également annoncé qu'un hommage national serait rendu au policier tué.
Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, la présidentielle, à l'issue extrêmement incertaine, se déroule sous le régime de l'état d'urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015 et prolongé plusieurs fois.

L'assaillant des Champs-Elysées visé par une enquête antiterroriste
(Reuters) - L'homme qui a ouvert le feu sur des policiers jeudi soir sur les Champs-Elysées à Paris était visé par une enquête antiterroriste pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre des forces de l'ordre, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.
Il avait été placé en février dernier en garde à vue et interrogé à Meaux (Seine-et-Marne) avant d'être remis en liberté faute d'éléments probants, a précisé cette source.
En 2015, il avait également été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en appel pour tentatives d'homicides, également contre des policiers, pour des faits remontant à 2001.
L'assaillant, alors âgé de 27 ans, avait percuté, au volant d'une voiture volée, un véhicule banalisé à bord duquel se trouvait un policier. Il avait alors tiré sur les occupants de la voiture, toujours selon cette source proche de l'enquête.
Deux jours plus tard, en garde à vue, il s'était emparé de l'arme d'un policier et lui avait tiré à trois reprises dessus.

Attaque de policiers sur les Champs-Elysées : Fillon critiqué pour avoir évoqué à tort "d'autres violences ailleurs dans Paris"

Pierre-Henri Brandet : "Non, il n'y a pas d'autre événement en cours. Faisons très attention aux rumeurs qui peuvent circuler"

Dès son arrivée sur le plateau de l'émission politique "15 minutes pour convaincre" sur France 2, jeudi 20 avril, François Fillon a réagi à la fusillade des Champs-Elysées survenue un peu plus tôt. Résumant la situation, il a eu cette phrase remarquée : "On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris".
Quelques minutes plus tôt, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet, avait assuré le contraire : "Non, il n'y a pas d'autre événement en cours. Faisons très attention aux rumeurs qui peuvent circuler", a-t-il lancé aux journalistes.
La phrase erronée de François Fillon a immédiatement été remarquée par des journalistes, qui l'ont vivement critiqué sur Twitter.

Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé son désaccord avec François Fillon.
"Dans l'attente d'informations plus sûres, il me paraît nécessaire de répondre d'abord à notre devoir de citoyen: pas de panique, ne pas interrompre le processus de notre démocratie, de manière à bien montrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains", a-t-il déclaré.

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Un profil connu et une revendication qui intrigue: ce que l'on sait sur l'attentat des Champs-Elysées

Des policiers perquisitionnent près du domicile à Chelles (Seine-et-Marne) de l'homme qui a ouvert le feu sur des policiers les Champs Elysées le 21 avril 2017 (Afp)

Un assaillant connu pour son intention de tuer des représentants des forces de l'ordre, une revendication du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui pose question: ce que l'on sait de l'attaque jeudi soir sur les Champs-Elysées où un policier a été tué à trois jours du 1er tour de l’élection présidentielle.

- L'attaque
Vers 21H00 jeudi, une voiture s'arrête à la hauteur d'un car de police garé dans le haut de l'avenue des Champs-Elysées à Paris. Le conducteur ouvre le feu à l'arme automatique contre le véhicule des forces de l'ordre, tuant l'un des policiers, puis il sort, tire à nouveau vers les policiers qui ripostent et l'abattent.
Deux autres policiers sont blessés, dont l'un grièvement d'une balle au bassin, ainsi qu'une Allemande touchée au talon.
Dans la voiture, les enquêteurs ont retrouvé un fusil à pompe, deux gros couteaux, un sécateur, un Coran et un papier avec les adresses du commissariat de Lagny (Seine-et-Marne), de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et des adresses d'armureries.
Un papier portant un message manuscrit prenant la défense de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), a également été retrouvé près de son corps.

- L'assaillant identifié
L'agresseur est un Français de 39 ans, Karim Cheurfi, résidant à Chelles (Seine-et-Marne) et connu de la police et de la justice.
Il avait été arrêté le 23 février, après avoir affirmé en décembre à un proche vouloir "tuer des policiers en représailles de ce qui se passait en Syrie", pris des contacts pour acheter des armes et avoir acheté des couteaux commando, une go-pro et des masques sur internet. A l'issue de sa garde à vue, il est relâché, faute d'éléments, selon une source proche de l'enquête.
Parallèlement à cette procédure engagée à Meaux, la section antiterroriste du parquet de Paris ouvre en mars une enquête préliminaire le visant et confiée à la DGSI.
Karim Cheurfi avait déjà été condamné en 2005 par la cour d'assises d'appel du Val-de-Marne à 15 ans de réclusion pour tentatives d'homicide volontaire : en 2001, il avait blessé grièvement par balles un élève gardien de la paix et son frère, après une course-poursuite en Seine-et-Marne. Pendant sa garde à vue, il avait de nouveau blessé un policier après lui avoir volé son arme. En liberté conditionnelle à partir de juillet 2013, il était retourné en prison en octobre en raison d'un vol aggravé qui lui a valu une nouvelle condamnation par le tribunal de Meaux en 2014 à quatre ans de prison, dont deux ans de sursis avec mise à l'épreuve.
Selon une source proche de l'enquête, il ne présentait pas de signes de radicalisation en détention.
L'homme a semblé avoir agi seul et des investigations sont en cours pour établir "s'il a bénéficié ou pas de complicités", a indiqué le procureur de la République à Paris, François Molins. Trois membres de son entourage étaient interrogés en garde à vue vendredi.

- La revendication jihadiste
L'attaque a été presque aussitôt revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), à l'origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France. "L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique", précise un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.
Mais cette revendication pose question puisque l'identité semble différer de celle du Français abattu sur les Champs-Elysées.
Correspond-elle à celle d'un homme signalé jeudi à la France par les services belges qui porte le même prénom ? L'homme faisant l'objet d'un avis de recherche diffusé par les autorités belges s'est présenté dans un commissariat d'Anvers, dans le nord de la Belgique.

jeudi 20 avril 2017

Fusillade aux Champs-Elysées: un policier tué, l'assaillant "abattu"

Des policiers bloquent l'accès aux Champs-Elysées à Paris où un policier a été tué, le 20 avril 2017 (afp)
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(Afp) - Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d'une fusillade sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris, dont l'auteur a été abattu, a-t-on appris de sources concordantes.
La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête sur la fusillade. Cette enquête en flagrance a été confiée à la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet.
La fusillade survient à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, alors que la France a été confrontée depuis 2015 à une vague d'attentats jihadistes sans précédent ayant fait 238 morts.
Des policiers ont été pris pour cibles par des tirs vers 21H00. Un policier a été tué et deux autres blessés, a indiqué le ministère de l'Intérieur.
L'agresseur a été "abattu en riposte", a expliqué le ministère. Une source judiciaire a confirmé le décès de l'assaillant.
La préfecture de police a souligné que les circonstances de l'attaque n'étaient "pas déterminées".
"L'agresseur est arrivé en voiture, est sorti. Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et à essayé de s'en prendre aux autres en courant", a rapporté une source policière.
Le quartier a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées. Un hélicoptère survolait la zone dans la soirée.
Choukri Chouanine, gérant d'un restaurant situé rue de Ponthieu, dans une rue adjacente, a raconté à l'AFP avoir entendu une "fusillade brêve" mais avec "beaucoup de tirs". "On a dû cacher nos clients dans nos sous-sols", a-t-il ajouté. (afp)

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Deux policiers tués, un autre blessé sur les Champs-Elysées
(Reuters) - Deux policiers ont été tués et un autre a été blessé dans une fusillade qui a éclaté jeudi soir sur l'avenue des Champs-Elysées, à Paris, a-t-on appris auprès d'un porte-parole du ministère de l'Intérieur.
L'auteur des coups de feux a également été tué, a-t-on précisé.
Il fait l'objet d'une "fiche S" des services de renseignements, selon une source policière, qui fait état d'un complice en fuite.
La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie et l'enquête confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ainsi qu'à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, a-t-on déclaré de source judiciaire.
L'assaillant tué se trouvait à bord d'un véhicule qui s'est arrêté au niveau d'un camion de police et a ouvert le feu pour des raisons encore inconnues, dit-on encore au ministère de l'Intérieur.
"Pour savoir quelles étaient les motivations et ce qui a poussé cet individu à agir, il est beaucoup trop tôt encore pour le dire mais, en toute cas, ce sont des policiers qui ont été délibérément pris pour cible", a déclaré Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère, interrogé par BFM TV.
"Cette agression n'est pas à relier avec un autre fait qui aurait pu se dérouler sur les Champs-Elysées. Vous parliez d'un braquage. A priori, c'est un fait un fait qui s'est déroulé de manière indépendante", a-t-il ajouté.
Les policiers patrouillaient "en mission de sécurisation des Champs-Elysées", selon l'une des sources policières sollicitées par Reuters.
Sur Twitter, la préfecture de police a conseillé d'éviter le secteur, sans donner davantage de précisions.
La circulation a été bloquée sur cette artère touristique du coeur de la capitale, bordée de boutiques de luxe et de restaurants.
Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à l'Elysée pour analyser la situation avec François Hollande.

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Le dernier round télévisé bousculé par l'attaque sur les Champs-Elysées
(AFP) - A trois jours d'un premier tour virant à un imprévisible "match à quatre", le dernier round télévisé des onze candidats sur France 2 a été bousculé par l'annonce d'une attaque ayant tué un policier sur les Champs-Elysées.
Peu après 21H00, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen étaient déjà passés dans cette dernière émission politique avant le premier tour, les premières rumeurs de coups de feu sur la plus célèbre avenue de Paris apparaissaient sur les réseaux sociaux.
Les journalistes David Pujadas et Léa Salamé continuaient d'interroger les candidats en tenant les téléspectateurs informés en direct des circonstances encore floues des conditions des tirs qui ont tué un policier et blessé un autre.
Vers 22H15, Emmanuel Macron a été le premier à réagir à l'antenne. "Cette menace, cet impondérable, fait partie du quotidien des prochaines années. Je veux témoigner toute ma solidarité à l'égard de nos forces de police et plus largement nos forces de l'ordre. Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime", a-t-il dit.
Les autres candidats, soit déjà passés ou en attente, ont réagi sur les réseaux sociaux, alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve se rendait à l'Elysée retrouver le président Hollande.
Lors de la première partie de l'émission, Jean-Luc Mélenchon s'est défendu d'être "un homme de pagaille", citant De Gaulle et Mitterrand, et a évoqué son projet d'Assemblée constituante pour une VIe République. Invité à venir avec un objet, le candidat de La France insoumise est venu avec un réveil "car il est temps".
Marine Le Pen, venue avec les clefs d'une entreprise lorraine, a choisi le terrorisme comme carte blanche et cherché à rassurer sur sa proposition de sortie de l'euro. "Je ne ferai rien sans le peuple français ni contre lui", a-t-elle affirmé.
Distancé dans les sondages, Benoît Hamon a regretté que se succèdent "des monologues et pas un débat démocratique", brandissant une carte d'électeur qui n'est pas une "carte de consommateur" ni une "carte bleue". Nicolas Dupont Aignan a affirmé avoir été censuré par un patron de presse pro-Fillon.
Dans une campagne à multiples rebondissements et au niveau de suspense inédit, l'émission est la dernière grande fenêtre médiatique avant l'échéance de dimanche.
Notamment pour les quatre en position d'accéder au second tour au vu des intentions de vote: Emmanuel Macron, Marine Le Pen et, un peu derrière, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, qui ont réduit l'écart dans la dernière ligne droite.

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Le parquet antiterroriste est saisi de la fusillade de Paris
(Reuters) - La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de la fusillade des Champs-Elysées à Paris qui a notamment coûté la vie à un policier, a annoncé le parquet de Paris.
Selon le ministère de l'Intérieur, une voiture s'est arrêtée au niveau d'un car de police et un homme en est sorti pour tirer à l'arme automatique sur les occupants du véhicule. Il a ensuite tenté de tirer sur d'autres policiers en courant avant d'être abattu.
Le mobile de l'assaillant n'a pas été précisé dans l'immédiat par le ministère.
"Pour savoir quelles étaient les motivations et ce qui a poussé cet individu à agir, il est beaucoup trop tôt encore pour le dire mais, en tout cas, ce sont des policiers qui ont été pris délibérément pour cible", a dit Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur BFM TV.
Un policier a été tué, deux autres blessés et l'auteur de la fusillade abattu, précise-t-on au ministère de l'Intérieur.

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Hollande "convaincu" du caractère terroriste de la fusillade de Paris
(Reuters) - François Hollande s'est dit jeudi convaincu que la fusillade survenue dans la soirée sur les Champs-Elysées relevait du terrorisme.
Le président français a précisé qu'un conseil de défense aurait lieu vendredi à 08h00 (06h00 GMT).
"Nous sommes convaincus que les pistes qui peuvent conduire à l'enquête et qui devront révéler toute la vérité sont d'ordre terroriste", a-t-il dit dans la cour de l'Elysée.
"Nous serons d'une vigilance absolue, notamment par rapport au processus électoral", a ajouté François Hollande, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle.

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L'Etat islamique revendique l'attentat via son canal habituel, l'agence Amaq.
(Reuters) - Une attaque meurtrière contre des policiers revendiquée par l'Etat islamique et qualifiée de "terroriste" par François Hollande est venue percuter jeudi soir la campagne pour l'élection présidentielle à trois jours du premier tour.
Les candidats à l'élection présidentielle avaient commencé à marteler sans surprise leurs positions sur France 2 et France Inter, lors de la dernière émission télévisée qui avait pris la forme d'interviews successives sans débat, quand la nouvelle de la fusillade a fait irruption sur le plateau.
Un assaillant a attaqué un fourgon de police sur les Champs-Elysées, tuant un policier et en blessant deux autres avant d'être abattu par des policiers.
"Nous sommes convaincus que les pistes qui peuvent conduire à l'enquête et qui devront révéler toute la vérité sont d'ordre terroriste", a dit François Hollande dans la cour de l'Elysée.
Quelques instants plus tard, l'Etat islamique revendiquait l'attentat via son canal habituel, l'agence Amaq.
François Fillon a immédiatement estimé sur France 2 que la campagne pour le premier tour devait être suspendue, par "solidarité" avec les policiers victimes de l'attaque.
"Je considère que dans le contexte que nous vivons il n'y a pas lieu de poursuivre la campagne électorale", a déclaré le principal candidat de la droite.
Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé son désaccord avec François Fillon.
"Dans l'attente d'informations plus sûres, il me paraît nécessaire de répondre d'abord à notre devoir de citoyen: pas de panique, ne pas interrompre le processus de notre démocratie, de manière à bien montrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains", a-t-il dit.

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Un policier tué dans un attentat sur les Champs-Elysées, en pleine présidentielle
(Afp) - Un policier a été tué et deux autres blessés jeudi soir lors d'une fusillade sur la célèbre avenue des Champs-Elysées à Paris, dont l'auteur a été abattu, à trois jours d'une élection présidentielle française sur laquelle plane la menace jihadiste.
"A 21h précisément (19H00 GMT), sur les Champs-Élysées, une attaque est intervenue visant des policiers et le car qui les abritait. Un policier a été tué, deux autres ont été blessés. Une passante a également été touchée. L'assaillant a été neutralisé lui-même par d'autres policiers", a déclaré jeudi soir le président François Hollande, en affirmant que la piste était "d'ordre terroriste".
Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque, qui s'est déroulée sur les très touristiques Champs-Elysées, surnommée "la plus belle avenue du monde", au coeur de la capitale française.
Le groupe Etat islamique a revendiqué la fusillade qui a coûté la vie à un policier et en a blessé un autre jeudi sur les Champs-Elysées à Paris, dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.
"L'auteur de l'attaque des Champs-Elysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'Etat islamique", a écrit l'EI.
La justice antiterroriste s'est aussitôt saisie de l'enquête. L'assaillant présumé était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, selon des sources proches de l'enquête. Son domicile présumé, en banlieue parisienne, a été perquisitionné.
"L'agresseur est arrivé en voiture, est sorti. Il a ouvert le feu sur le car de police à l'arme automatique, a tué l'un des policiers et a essayé de s'en prendre aux autres en courant", a rapporté une source policière.
Une touriste a été "légèrement blessée par balle" au cours des échanges de tirs, selon une autre source policière.
Choukri Chouanine, gérant d'un restaurant dans une rue adjacente, a raconté à l'AFP avoir entendu une "fusillade brève" mais avec "beaucoup de tirs". "On a dû cacher nos clients dans nos sous-sols", a-t-il dit.
Le quartier commerçant, en plein coeur de Paris, a été bouclé et d'importantes forces de police ont été déployées. Un hélicoptère survolait la zone dans la soirée.
Le président américain Donald Trump a rapidement réagi à l'annonce de l'attentat de Paris. "C'est une chose vraiment, vraiment terrible qui se passe dans le monde aujourd'hui", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre italien Paolo Gentiloni à la Maison Blanche.
Cela "ne s'arrête tout simplement jamais", a ajouté M. Trump. "Nous devons être forts et vigilants, et je répète cela depuis longtemps".
L'Allemagne se tient "de façon ferme et déterminée aux côtés de la France", a indiqué le ministère allemand des Affaires étrangères.